l’ex-président du district de football de la Manche condamné

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L’affaire a fait grand bruit dans le département de la Manche en mars 2024, quand un homme de 53 ans, adjoint au maire de Carentan, président du district de football de la Manche, et éducateur spécialisé a été arrêté pour avoir fait des propositions sexuelles à une mineure et avoir détenu des images pédopornographiques. Il a été jugé au tribunal de Coutances le 19 mars 2026.

Un avatar créé par les gendarmes

Les gendarmes spécialisés dans la recherche de pédocriminels ont créé un avatar, qui disait avoir 18 ans, sur le site coco.fr. Le prévenu entre en contact avec cette personne, qui l’informe avoir 13 ans. Il lui demande une photo, puis lui demande si elle aime le sexe. La réponse – « je ne sais pas, je ne l’ai jamais fait » – ne le décourage pas, au contraire, puisqu’il lui dit qu’il faut bien commencer.

Il lui demande des photos de sa poitrine, de son sexe, « qu’elle » lui refuse. Il lui envoie des photos de son sexe, lui demande ses mensurations, et lui propose un rendez-vous à Saint-Lô. Ce sont les gendarmes qui l’attendaient, et qui ont trouvé dans sa voiture des sous-vêtements sexy qu’il comptait offrir à l’adolescente.

Le dossier a été confié à un juge d’instruction. Les enquêteurs ont découvert qu’il avait de nombreux comptes sur cette plateforme, avec autant de pseudonymes, dont un sur lequel il disait avoir 21 ans, et une clé USB contenant des photos d’enfants subissant des actes sexuels.

A la barre, l’homme conteste toute intention délictuelle ; il prétend avoir eu des doutes sur la réalité de l’adolescente, et qu’il a continué les échanges pour en avoir la certitude. Il admet qu’il aurait mieux fait de s’arrêter. Il explique avoir été en contact avec des adolescents depuis 40 ans, dans ses activités professionnelles et associatives, et n’avoir jamais eu de problèmes.

Mineure virtuelle

Le psychologue qui l’a examiné décrit un homme très attaché à donner une bonne image de lui, et perturbé par la révélation publique de son arrestation.

Le procureur ne croit pas à sa version « d’enquêteur », d’autant moins que par son métier, il connaît le sujet. Une peine de suivi sociojudiciaire est requise.

L’avocate de la défense exprime ses doutes sur l’infraction, car il n’y a pas de victime, la mineure étant virtuelle. Elle cite les 27 personnes entendues, dans différents milieux, qui sont toutes tombées des nues et ne croyaient pas qu’il ait pu commettre de tels faits.

Le tribunal l’a condamné à une peine de 2 ans de prison avec sursis simple, pour tenir compte du contrôle judiciaire auquel il a été soumis, et qu’il a respecté, et du fait qu’il en commencé des soins psychiatriques. Il lui est interdit d’exercer toute activité avec des mineurs pendant 10 ans.

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