Le Lozérien Loïc Bonzi, sacré vice-champion du monde de… chasse-neige, sans neige !

admin
Par
admin
4 min de lecture
#image_title

Loïc Bonzi, agent de la Direction interdépartementale des routes Massif central, vient d’être sacré vice-champion du monde dans une discipline peu commune : le chasse-neige. L’épreuve s’est déroulée sans neige, question d’équité entre les participants.

Au fil des années, Loïc Bonzi a gravi les échelons et rempli son palmarès, jusqu’à devenir, il y a quelques jours, vice-champion du monde dans une discipline unique et originale : le chasse-neige ! D’abord vice-champion de France en 2024, puis 10e au championnat d’Europe (premier Français !) en 2025, il s’est, cette année, qualifié pour le mondial à Chambéry, où 36 conducteurs venus de douze pays sont venus tester leur précision et leur maîtrise au volant.

Chaque jour durant l’hiver, il s’est entraîné en même temps qu’il travaillait : Loïc Bonzi est agent d’exploitation de la Direction interdépartementale des routes (DIR) Massif central au centre de Mende. Depuis 2021, il veille à l’entretien des routes et, entre novembre et mars, il peut être habilité à déneiger. Les étraves n’ont donc plus de secret pour lui. Durant cette compétition, ils n’étaient que quatre représentants français.

Le châssis Renault, un avantage

« Ça a commencé comme ça, avec les collègues. La DIR Massif central organisait une journée de cohésion et nous a fait faire une sorte de test pour voir nos niveaux. » Petit à petit, Loïc Bonzi se prend au jeu, et le voilà aujourd’hui parmi les meilleurs déneigeurs du monde.

Il ne s’y attendait pas, « au vu de [son] résultat au championnat d’Europe. » D’autant qu’il n’a appris qu’il participerait au mondial qu’au mois d’octobre dernier. « Mon objectif était de me classer dans les 15. Je pense que ce qui m’a avantagé et là où j’ai raflé des points, c’est le fait qu’on ait concouru avec un châssis Renault, celui avec lequel je travaille quotidiennement en Lozère. Ce n’est pas le cas de tous les pays. J’ai été plus rapide sur les slaloms et les chicanes », explique-t-il.

« Des obstacles à faire tomber et des pneus à déplacer »

Il y avait également des épreuves avec un châssis Mercedes, comme au championnat d’Europe notamment. Cette fois pour s’y préparer, seul un entraînement a eu lieu avec les agents Héraultais, il y a quelques semaines. « Il fallait pouvoir rivaliser avec les pays de l’Est, qui eux ne travaillent qu’avec ça ». Les épreuves se déroulaient sans neige, question d’équité. Ce sont surtout les qualités de finesse dans les manœuvres qui étaient jugées : marche avant, marche arrières et gestion de la lame. « Il y avait des obstacles à faire tomber et des pneus à déplacer, par exemple. »

Le vice-champion du monde n’exclut pas de remettre sa médaille d’argent en jeu et d’aller chercher encore mieux. Pour cela, il faudra repasser par le championnat national. « Il faudra de nouveau être sélectionné. Ça dépendra de ce que je fais. » Rendez-vous dans trois ans.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr