Les bureaux de vote ouvrent à 8 h dans 146 communes de la région. Les électeurs doivent principalement arbitrer des duels ou des triangulaires. Verdict en début de soirée.
Une grande majorité d’électeurs de la région peut profiter sereinement de ce dimanche, sans avoir à passer par l’isoloir. Comme partout en France, plus de neuf communes sur dix en ont fini avec les élections municipales dès le premier tour, les conseils municipaux nouvellement élus se sont même déjà réunis pour officiellement désigner le maire et ses adjoints. Le mandat peut débuter pour ces nouvelles équipes.
Mais il faut tout de même encore finir le travail dans une centaine de communes de la région, 146 précisément, dont 91 côté ex-Languedoc-Roussillon. Au total, 398 listes sont en lice. Ce sont surtout des villes de plus de 5 000 habitants qui sont concernées, même si l’on trouve encore des villages plus modestes, à l’image de Minerve ou Saint-Jean-de-Cuculles dans l’Hérault, Mialet dans le Gard, Formiguères dans les Pyrénées-Orientales ou Seignalens dans l’Aude. Dans ce petit village de 30 habitants – mais 33 électeurs –, s’il y a un deuxième tour, c’est parce que le premier n’a pas permis de départager les deux candidats, Julia Thomson et Claudine Cavicchiolo, qui ont tous deux obtenu 15 voix. C’est rare mais c’est aussi arrivé en Aveyron, à Luc-la-Primaube, où Jean-Philippe Sadoul et Alain Cisternino ont tous deux terminé avec 1626 voix. Dura lex, sed lex, il faut revoter.
Autre cas insolite de ces élections, Narbonne, où les électeurs sont rappelés aux urnes pour… une seule voix, celle qui a manqué au maire Bertrand Malquier pour être élu dès le premier tour.
De deux à cinq listes
Dans toutes les autres communes, les électeurs vont retrouver des configurations plus classiques. Après les alliances ou désistements, c’est même une majorité de duels et de triangulaires qu’il va falloir arbitrer. En ex-Languedoc-Roussillon, on trouve tout de même des quadrangulaires à Castelnau-le-Lez, Mauguio et Villeneuve-lès-Maguelone dans l’Hérault, Leucate dans l’Aude et Millas dans les Pyrénées-Orientales. À Saint-Jean-de-Védas, où les sept listes étaient en capacité de se maintenir – une première au niveau national –, ce sera finalement une quinquangulaire très ouverte, comme à Castres et dans quinze autres villes en France.
Plus globalement, on vote ce dimanche dans 35 communes de l’Hérault, dont Montpellier, Sète, Lodève, Agde ou Lunel ; 16 du Gard, avec Nîmes, Alès, Bagnols-sur-Cèze, Pont-Saint-Esprit, Laudun-l’Ardoise ou Le Grau-du-Roi ; 4 en Lozère, à Mende, Saint-Chély-d’Apcher, Meyrueis et Grandrieu ; 5 en Aveyron (Rodez, Decazeville, Luc-la-Primaube, Réquista et Saint-Jean-du-Bruel) : 14 dans l’Aude, et notamment Carcassonne, Leucate ou Quillan ; 18 dans les Pyrénées-Orientales, dont Argelès-sur-Mer, Prades, Elne ou Rivesaltes.
Les enjeux RN ou LFI
Cette dernière commune sera très observée, puisque le Rassemblement national est arrivé en tête dimanche dernier. La capacité du RN à conquérir de nouvelles villes en région, sera l’un des enjeux de ce second tour, le parti de Jordan Bardella étant aussi bien positionné à Nîmes, Bagnols-sur-Cèze, Agde, Carcassonne, et Canohes. De l’autre côté de l’échiquier politique, les Insoumis briguent Toulouse, la capitale régionale sera donc scrutée à la loupe.
Mais à chaque ville ou village ses enjeux, parfois majeurs à l’échelle de la commune, qu’ils soient politiques ou programmatiques. Aux électeurs de trancher.








