Dans l’Eure, le grand-père agressait sexuellement ses petites-filles

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Mélanie* avait 11 ans, et Alice* 7 ans, à l’époque des faits, en 2021. Les deux cousines se retrouvent en vacances chez leurs grands-parents à Bourth (Eure).

« Papy m’a fait toucher son zizi »

Ce jour-là, Alice est seule sur les genoux de son grand-père dans le jacuzzi installé dans le garage. Alice sort précipitamment du bain lorsque le septuagénaire lui prend la main pour la poser sur son sexe. Elle part se réfugier dans un placard à chaussures.

Quand Mélanie la retrouve, la petite lui raconte sa mésaventure. « Papy m’a fait toucher son zizi », « il était dur comme de la pierre », dira-t-elle plus tard aux enquêteurs. Sur le coup, les deux enfants s’enfuient dans la forêt, poursuivies par les grands-parents. Selon la grand-mère, l’allégation de sa petite fille est un mensonge.

Des « jeux » prétextes

De retour au domicile familial, le comportement de Mélanie change. Elle répond sèchement, parle durement. Sa maman s’en inquiète, et c’est entre plusieurs séances chez la psychologue que l’adolescente révèle le secret qu’elle partage avec sa cousine et les divers épisodes qu’elle a vécus elle-même, au cours desquels le grand-père aurait baissé son maillot pour exhiber son sexe. Il lui aurait touché les fesses et la poitrine.

L’oncle est alors informé. Sa fille, Alice, confirme et raconte le jeu scabreux du « cache dans le slip » qui consiste à cacher des objets dans le maillot de bain, prétexte les attouchements pour les découvrir.

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« Toutes ses affirmations sont une vengeance « 

Quatre ans après les faits, les deux adolescentes maintenant âgées de 16 et 12 ans, n’ont pas souhaité s’asseoir sur le banc de la partie civile. Elles assistent aux dénégations de leur grand-père d’un peu plus loin, dans la salle d’audience.

Je ne voulais pas que la Mélanie* du futur regrette de ne pas avoir été présente.

Mélanie

Le septuagénaire ne marque aucun signe d’indignation, toujours aussi calme, presque détaché. « Je n’ai jamais touché mes petites-filles. J’ai souvent des différends avec Mélanie. Elle est difficile. Une fois, elle voulait aller au restaurant, mais arrivés sur place, elle n’avait plus envie. On est rentrés. Toutes ses affirmations sont une vengeance ».

Quant au jeu du « cache dans le slip », ce seraient les petites qui l’auraient inventé.

Des faits « parfaitement cohérents »

Pour le parquet, le dossier ne fait aucun doute. Les douze pages de dépositions des victimes relatent des faits précis et circonstanciés « parfaitement cohérents ».

Il requiert 24 mois de prison entièrement assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans accompagnés d’obligations de soins psychologiques et d’une interdiction d’exercer une activité avec des mineurs pendant dix ans.

Prison avec sursis

Malgré une défense pointilleuse, relevant des « incohérences » dans le dossier et un mal-être de Mélanie déjà présent bien avant les faits, le tribunal suit les réquisitions du parquet à la lettre. L’Eurois est en outre inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais). Il lui revient également d’indemniser les victimes à hauteur des montants prononcés par le tribunal.

*Les prénoms ont été changés.

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