Ce jeudi 12 mars 2026, le tribunal correctionnel de Cahors a rendu deux jugements distincts : l’un dans une affaire de diffamation liée à la société Ambulot, l’autre concernant un éleveur de chevaux installé à Soucirac, poursuivi notamment pour maltraitance animale et plusieurs infractions financières.
Affaire Ambulot : les cinq personnes condamnées pour diffamation font appel
Ce jeudi 12 mars 2026, le tribunal correctionnel de Cahors a rendu deux jugements. Le premier concerne les poursuites pour diffamation engagées par Frédéric Atlan et sa société Ambulot, à l’encontre de 5 personnes (3 anciens salariés et les parents d’un salarié décédé).
Dans ce premier dossier, les 5 personnes poursuivies sont déclarées coupables de diffamation envers M. Atlan, et se voient infliger une amende de 3 000 € avec sursis. Les 5 personnes sont condamnées solidairement à verser à la SARL Ambulot, la somme de 7 000 € pour préjudice moral et 5 000 € pour frais de procédure. À l’issue de ce jugement Me François Faugère, avocat des 5 personnes faisait savoir que ses clients décidaient de relever appel. Ce jugement de première instance ne sera donc pas exécuté et les parties seront convoquées devant la Cour d’appel d’Agen, d’ici quelques mois en vue d’un nouveau procès…
Prison et interdiction d’animaux pour l’éleveur de chevaux
Le deuxième dossier implique un éleveur de chevaux à Soucirac appelé à répondre d’une part : de banqueroute, fraude fiscale, travail dissimulé, travail forcé, soumission par personne morale, d’une personne vulnérable ou dépendante à des conditions d’hébergement indignes, et d’autre part : mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde, détention de cadavre ou partie de cadavre d’animal sans déclaration, sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, non remise au service d’équarrissage de sous-produits animaux ou produits dérivés dont la collecte est obligatoire, privation de nourriture ou d’abreuvement par le gardien, éleveur ou détenteur d’animal domestique, privation de soin à un animal domestique.
Dans ce dossier, le propriétaire du haras des « Princes noirs », (chevaux de race minorquine) à Soucirac, essuie pour sa part une lourde condamnation, en dépit de relaxes partielles concernant les accusations de travail forcé, travail dissimulé, blanchiment, banqueroute, sévices graves envers un animal… Il est reconnu coupable pour l’ensemble des autres infractions retenues contre lui et écope d’une peine de prison de 24 mois, dont 12 mois assortis d’un sursis simple. La période des 12 mois de prison ferme est aménageable. Sur le plan financier, le prévenu se voit appelé à payer :
– 1 000 € d’amende, pour détention de cadavre d’animaux,
– 700 € X 2 pour privation de nourriture et de soins envers des animaux, (plusieurs chevaux avaient été retrouvés dans un état famélique),
– trois juments sont confisquées et remises à l’association « Les Trois dindes »,
– quatre chevaux sont confisqués et remis à l’association SOS Cheval,
– le propriétaire se voit interdit toute activité en lien avec des animaux, avec exécution immédiate, même s’il faisait appel du jugement.
Les associations qui se sont portées partie civile obtiennent au total, soit au titre du préjudice moral, soit au titre du préjudice financier pour celles qui ont pris des chevaux en pension, une somme de l’ordre de 135 000 €.
Outre l’importance des sommes à payer, la peine de prison et l’interdiction immédiate pour le prévenu d’exercer toute activité en lien avec des animaux, donne un coup d’arrêt à l’élevage de chevaux noirs minorquins lancé dans le Lot, il y a plus de 20 ans.
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