Brûlée lors d’une séance de cryothérapie en 2019 à Toulouse, l’ancienne Miss Ilham Khallad relance, six ans après, une bataille judiciaire pour faire reconnaître la responsabilité de son kinésithérapeute, tout en appelant d’éventuelles autres victimes à témoigner.
Six ans après les faits, Ilham Khallad refuse de tourner la page. L’ancienne Miss Maroc et Miss Afrique Midi-Pyrénées affirme avoir été grièvement brûlée lors d’une séance de cryothérapie à Toulouse en 2019. Un accident qui a brisé sa carrière et dont elle demande aujourd’hui réparation, comme le rapporte ICI Occitanie.
« J’avais même un bout de chair arraché »
À l’époque, la jeune femme se prépare à un concours lorsqu’elle accepte des séances proposées par son kinésithérapeute. La première se déroule sans incident. La seconde vire au cauchemar. « À la deuxième, il m’a oublié pendant 45 minutes pour s’occuper de ses patients. J’avais très mal, je criais et il ne venait pas me libérer. Lorsque je suis sorti j’étais brûlée sur le ventre. J’avais même un bout de chair arraché », témoignait Ilham Khallad en mai 2025 auprès de France 3 Occitanie.
Transportée à l’hôpital, elle souffre de brûlures aux premier et second degrés à l’abdomen, lui laissant des cicatrices irréversibles : « À cause de cette blessure, mon corps est abîmé et toutes les portes des agences qui auraient pu s’ouvrir se sont subitement fermées. Je n’ai eu aucun contrat », poursuit-elle.
« Je me battrai jusqu’au bout »
Une première audience civile en 2021 a ordonné une expertise médicale afin « d’établir la réalité des blessures et de chiffrer le préjudice », expliquait alors son avocat à France 3 Occitanie. Mais celle-ci n’a jamais eu lieu en raison d’un « loupé procédural », selon ICI Occitanie.
Aujourd’hui, Ilham Khallad a relancé la procédure avec une nouvelle avocate. Convaincue de ne pas être un cas isolé, elle a lancé, en 2025, un appel à témoins sur les réseaux sociaux : « Je sais qu’il y en a au moins deux autres », affirme-t-elle. « Je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité éclate. Je ne fais pas ça pour l’argent mais pour la justice ».
Contacté par ICI Occitanie, le kinésithérapeute n’a pas souhaité s’exprimer.



