Un homme a été condamné à 36 mois de prison, dont 18 avec sursis probatoire, vendredi 13 mars 2026 pour des violences sur trois personnes notamment avec un couteau lors d’une fête à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique).
« Agréable » quand il est sobre, le prévenu est réputé avoir « l’alcool méchant ».
Dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier 2026, alors qu’il se trouvait à la soirée d’anniversaire d’un ami et voisin, il a enchaîné les verres de bière, d’alcool et de rosé.
Tout d’abord « agressif et provocateur », au point de faire fuir plusieurs personnes, il s’en prend physiquement, à coups de pied, à la maîtresse de maison qui tentait de le calmer.
Un invité s’interpose et récolte deux coups de poing et une balayette qui le met à terre.
« Pas un couteau à beurre »
Chassé tant bien que mal, l’agresseur rentre, « en furie », chez ses parents, à quelques habitations de là, pour chercher « frénétiquement » un couteau de cuisine.
« On ne parle pas d’un couteau à beurre, mais d’une lame de 32 cm », précise la procureure.
Hurlant qu’il va « buter tout le monde », le Montoirin s’attaque au premier qui passe, lequel a pour seul tort de fumer devant la maison, et le frappe à trois reprises.
Lèvre fendue, dent cassée
Un coup au visage lui fend la lèvre et lui casse une dent.
Interpellé sur place par les gendarmes, les mains ensanglantées, le mis en cause a évoqué un « trou noir » lors de sa garde à vue.
Version maintenue lors de l’audience, après deux mois de détention provisoire, devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire.
« Je me vois boire la deuxième bière, après plus rien », avance-t-il, sans nier pour autant les faits.
« Eux, ils étaient à jeun, ils savent ce que j’ai fait. »
Le jeune homme frêle se dit « vraiment désolé, trahir une amitié comme ça, ça fait mal au cœur »
« Alcoolisé, je fais n’importe quoi, je le reconnais. Mais je ne m’étais jamais bagarré »
Ce peintre industriel au chômage a pourtant déjà été condamné en novembre 2023 pour des violences sur son frère.
La seule mention à son casier judiciaire, qui lui vaut d’être en récidive légale
« Cela aurait pu être beaucoup plus grave »
La représentante du parquet parle d’un « profil particulièrement inquiétant ».
« Cela aurait pu être beaucoup plus grave. L’enquête a d’abord été ouverte pour tentative de meurtre. »
Trois ans de prison ferme dont un avec sursis probatoire sont réclamés.
« Disproportionné et parfaitement inutile », s’alarme pour la défense Me Benbrahim qui relève la fragilité de son client, qui se décrit dans un « profond mal être », avec des « tendances suicidaires ».
« Il a besoin qu’on l’aide »
« Il a besoin qu’on l’aide. Ce n’est pas quelqu’un d’inscrit dans la délinquance et qui fait un bras d’honneur à la justice. »
À cette peine de 36 mois s’est ajoutée la révocation du précédent sursis, à hauteur de 10 mois ferme.
Le sursis probatoire, d’une durée de deux ans, comprend une interdiction de rentrer en contact avec les victimes, une obligation de travail et de suivre les soins contre les addictions.
Le prévenu a été incarcéré à l’issue de l’audience.
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