Des violences qui avaient indigné l’ensemble de la classe politique. Ce mardi 24 mars 2026, Mouloud B., 59 ans, a été condamné par la cour d’appel de Paris à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. Cet entrepreneur était jugé pour avoir commandité la violente agression contre l’ancienne élue de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) Oriane Filhol en décembre 2023.
L’élue démissionne de son poste à la mairie
Au bord des larmes à la sortie de la salle d’audience, Oriane Filhol, 34 ans, a indiqué qu’elle ne se sentait « pas en sécurité dans ce conseil municipal, sachant justement les relations entre le nouveau maire et le commanditaire de mon agression ». Le 16 mars, au lendemain de l’élection perdue par la liste socialiste, Mme Filhol avait, depuis son bureau qu’elle était en train de vider, pris en photo le nouveau maire Bally Bagayoko et le commanditaire de son agression Mouloud Bezzouh ayant, selon elle, « une discussion qui a duré de nombreuses minutes et qui s’est terminée par une poignée de main très chaleureuse ».
Sur les images consultées par l’AFP, on peut voir les deux hommes discuter seuls sur le parvis de l’hôtel de ville.
Passée à tabac en rentrant chez elle
La victime avait été suivie alors qu’elle sortait d’une réunion. Deux hommes l’avaient frappée à de multiples reprises. Blessée au niveau du visage, l’adjointe qui était en charge des thématiques liées à l’égalité hommes-femmes s’était vue octroyer cinq jours d’incapacité totale de travail. Quelques semaines après, les agresseurs avaient été interpellés, jugés et condamnés.
L’affaire avait toutefois pris un rebondissement inattendu. Les deux agresseurs avaient indiqué avoir été missionnés par un mystrieux « daron ». Les éléments d’enquête avaient permis d’identifier Mouloud B. en train de discuter avec l’un des agresseurs peu avant les faits. Interpellé, cet entrepreneur à succès avait nié tout lien avec ce passage à tabac.
La victime marquée par l’agression
En première instance, il avait été condamné à cinq ans de prison, dont deux fermes. À cette audience, qui s’était tenue le 11 juin 2024, l’ancienne élue avait relaté à la barre son traumatisme. « J’ai peur de me déplacer la nuit, et je dois sans cesse être accompagnée. Ne sachant pas les raisons de l’agression, je ne sais même pas si les commanditaires ont toujours un grief contre moi », avait déclaré Oriane Filhol en larmes.
Avec AFP
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