un conducteur hystérique sème la panique

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Trente-six minutes pour faire le trajet entre Trappes (Yvelines) et le cœur de Paris. Le tout un samedi soir. Ce n’est pas une tentative de record du monde face aux embouteillages. Mais bien le triste et réel record de Mohamed.

Le 21 mars 2026, cet homme de 25 ans a semé la panique dans les rues de Paris. À tel point qu’il est difficile de compter le nombre de policiers et de voitures avec gyrophare engagés à sa poursuite.

Trois jours plus tard, mardi 24 mars, il a été présenté au tribunal de Versailles qui s’est largement inquiété de ses actes.

« Je suis dans la merde »

Tout a commencé par une simple envie : acheter une boisson. Il est 22 heures lorsque Mohamed s’installe au volant d’une Clio bleue.

Square Léo-Lagrange, à Trappes, il se retrouve nez à nez avec une voiture de police. Il pile. « J’ai pas le permis. Je suis dans la merde », déclare-t-il à son passage.

Marche arrière. Et en avant pour une longue course-poursuite alors que son ami lui ordonne de s’arrêter. Il ne l’entend pas. « Je vais aller à Paris, comme ça, ils ne vont pas me suivre », rétorque-t-il.

À fond, Mohamed s’engage sur la nationale, puis l’autoroute. Il entre dans la capitale.

Là, il prend des sens interdits, se moque des feux rouges. Il roule sur les trottoirs. Il déboule à toute allure sur les intersections. Des piétons engagés ? Peu importe. Il ne ralentit pas d’un kilomètre heure. Il les frôle. Un tombe. C’est la panique et la sidération dans les rues de Paris, place de la Concorde, sur les quais. Et même dans un parc qu’il traverse à toute allure.

Dans un muret face à la Seine

Plus le temps passe, plus son cas s’aggrave. Il percute des voitures stationnées. Il emprunte des voies de bus. Et derrière lui, le cortège des policiers grossit. Tous redoutent qu’il ne tue quelqu’un.

Trente-six minutes plus tard, Mohamed arrive au niveau du Louvre. Devant lui, la police a créé un bouchon pour l’empêcher de passer. Il pile. L’arrière de la voiture chasse sur ses pneus devenus lisses. Il monte sur le trottoir et se retrouve bloqué par un muret, face à la Seine. Une nuée de policiers s’abat sur lui.

Il est embarqué alors que la carcasse de la Clio fume encore. Le côté gauche est défoncé. Le pare-chocs avant est en train de finir ses jours quelques kilomètres en amont. Les phares n’éclairent plus rien. Ils sont détruits. La voiture est bonne pour la casse.

« Je n’ai pas fait exprès »

Face au tribunal, ce carrossier de profession peine à s’expliquer. « Je n’ai pas fait exprès. Je m’excuse à tout le monde. J’ai paniqué », assure ce Tunisien arrivé en France en 2021.

« On peut comprendre 30 secondes de panique. Mais 36 minutes… »

La présidente du tribunal

Mohamed n’a pas plus de réponse à donner. « Je ne sais pas pourquoi je ne me suis pas arrêté. J’ai buggé. »

Inconnu de la justice jusqu’à présent, l’homme a finalement écopé de 18 mois de prison, avec incarcération. Une interdiction définitive du territoire français a été prononcée.

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