Lundi 9 mars, à 5h45, Aurélie Gazengel, apicultrice à Saint-Aubin-de-Terregatte, reçoit une alerte sur son téléphone. Les images de sa caméra de surveillance montrent un individu, équipé comme un professionnel, en train de piller l’une de ses ruches. « Je me suis aperçue à 7 h de l’alerte sur mon téléphone », explique-t-elle.
« C’est rageant »
La scène a duré que trois minutes. L’inconnu a ouvert la ruche, extrait plusieurs cadres, et les a remplacés par des cadres vides avant de prendre la fuite. Pour Aurélie, le doute n’est pas permis : « Il a remis des cadres vides qui m’avaient déjà été volés il y a deux ans. C’est la même personne. »
Ce vol n’est malheureusement pas un cas isolé. L’apicultrice avait déjà été victime de vols en 2023 et en 2024.
Des pertes répétées qui pèsent lourd pour cette passionnée, devenue professionnelle en septembre 2025 après avoir patiemment développé son cheptel de 200 ruches.
Une vidéo du vol sur les réseaux sociaux
« Un essaim, c’est un an de travail. C’est rageant de voir quelqu’un se servir si facilement », confie-t-elle. Face à ce sentiment d’injustice, elle a décidé de diffuser la vidéo du vol sur les réseaux sociaux. Le dépôt de plainte est en cours.
La solidarité a été immédiate. « J’ai été surprise par l’ampleur du soutien. J’ai reçu des messages de toute la France de personnes indignées. » Une mobilisation qui réchauffe le cœur de l’apicultrice, bien décidée à ne pas se laisser abattre. Elle continue de proposer son miel et sa gelée royale en vente directe, ainsi que sur les marchés de Ducey (mardi) et de Dol-de-Bretagne (samedi).
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