Présidentielle : le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon peut-il encore être candidat en 2027 ?

admin
Par
admin
4 min de lecture
#image_title

Le positionnement de plus en plus radical de leader Insoumis semble avoir poussé une partie des électeurs à refuser de voter LFI dans le cadre des alliances avec la gauche modérée. Un barrage anti LFI serait-il en train de se construire à l’insu des états-majors parisiens ?

Peut-on séparer l’homme de son parti ? C’est la question qui va être posée dans les prochains jours aux cadres Insoumis ? Olivier Faure, dimanche sur RMC, n’a pas mâché ses mots. Il a estimé que Jean-Luc Mélenchon était « devenu le boulet de la gauche » et que des villes comme Toulouse et Limoges, auraient été gagnées sans ses « outrances » et ses « dérives antisémites ».

Regrettant le « plafond de verre » que, selon lui, le fondateur de LFI fait peser sur la gauche, Olivier Faure a estimé que tant que les Insoumis « subiront le leadership de Jean-Luc Mélenchon, ils ne pourront pas progresser » dans les urnes. Un appel à se désolidariser du chef qui n’est pas sans rappeler la demande faite par le même Olivier Faure aux militants Insoumis début mars.

Les résultats de dimanche soir interrogent

Jean-Luc Mélenchon venait de faire polémique en jouant sur la prononciation des noms Epstein et Glucksmann, afin d’en souligner les origines juives. Le bureau du Parti socialiste, sous la houlette de son premier secrétaire, avait alors publié un communiqué dénonçant des « caricatures complotistes et (des) propos antisémites intolérables » et avait appelé « localement les militantes et les militants insoumis à se désolidariser clairement et pleinement de ces propos ».

Au lendemain de ce second tour, la question l’une mise à l’écart de Jean-Luc Mélenchon est donc à nouveau posée aux militants et aux cadres, mais se la posent-ils eux-mêmes ? Le leadership de Jean-Luc Mélenchon peut-il être mis en question dans un parti qu’il a fondé et qui tourne entièrement autour de sa personne ? Difficile à dire tant militants et cadres se confient rarement aux journalistes qui les suivent. Les résultats de dimanche soir interrogent pourtant. Là où le PS a passé des alliances avec les Insoumis, les villes ont basculé à droite même dans les bastions historiques du PS.

« Le PS nous a entraînés dans sa chute »

Cet effet repoussoir ne s’était pas fait sentir lors des législatives de 2022 et de 2024. Mais la ligne de Jean-Luc Mélenchon a changé : il appelle désormais de ses vœux une nouvelle France adossée à la thèse zemmouriste du « grand remplacement », il plaisante sur des noms d’origine juive et assume de soutenir la Jeune Garde, groupuscule antifasciste impliqué dans le lynchage du militant d’extrême-droite Quentin Deranque. De quoi s’aliéner une partie de l’électorat qui avant se reportait sur lui dans un contexte d’union de la gauche.

Pour Jean-Luc Mélenchon le problème ce sont les autres : « Le PS nous a entraînés dans sa chute », a-t-il écrit dimanche soir sur son blog. Ses lieutenants qui le même soir ont fait le tour des plateaux télé ne semblaient pas plus habités par le doute. Il existe pourtant. En se radicalisant à l’extrême et en ne s’adressant qu’aux électeurs des banlieues à forte proportion immigrée, le fondateur de LFI s’est coupé d’une partie de la population. Difficile dans ce contexte d’incarner le vote utile à gauche en 2027 face au Rassemblement National. Peut-être est-ce l’heure du grand remplacement ?

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr