À Pornic, deux amis s’agressent en pleine rue, l’un d’eux reçoit une balle dans le thorax

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Ils ont été amis. Ils ne le sont plus. Le mardi 24 mars 2026, ils se sont retrouvés devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, l’un dans le box des prévenus, l’autre à la barre, devant répondre de violences réciproques commises le 5 mars 2024, à Pornic (Loire-Atlantique). L’un a pris trois ans de prison ferme, l’autre douze mois avec sursis.

Ce matin-là, celui qui comparait libre, âgé aujourd’hui de 24 ans, est au domicile de sa mère, lorsque le détenu, de six ans son aîné, frappe à la porte, et, pour la troisième fois, vient lui réclamer les 650 € dus après la vente de son scooter.

Mais l’affaire se corse. À la barre, le plus jeune affirme que le deux-roues n’a démarré qu’une fois, qu’il était dans son cabanon et qu’il a finalement été volé. Le détenu évoque alors des dettes de stupéfiants.

Le ton monte entre les deux hommes devant la maman du plus jeune, assise sur le banc des victimes. Le trentenaire s’en va. Et selon les juges, « l’affaire devait s’arrêter là ».

Gaz et coup de feu

Mais l’acheteur suit le vendeur, après s’être muni d’une matraque télescopique et d’une bombe lacrymogène au poivre. Il le rattrape rue des Cerisiers.

« Je voulais parler, m’expliquer », assure-t-il lors du procès. « Vous vous étiez quand même armé », lui fait remarquer la présidente.

Ensuite, les deux versions divergent. L’acheteur reconnaît avoir gazé son vendeur deux fois, mais affirme : « Je ne lui ai pas porté de coups ».

Des gazages que le vendeur confirme : « Je ne voyais plus trop, j’avais très mal aux yeux, j’ai sorti mon arme de ma poche pour me défendre ! »

Et la présidente de réagir vivement : « Et vous avez tiré, le coup de feu n’est pas parti tout seul ! » Le trentenaire nie : « Non… En tout cas, pas intentionnellement… J’ai peut-être pressé sur la détente à cause de la douleur et du stress, quand je l’ai prise en main ».

Un témoin, qui se trouvait sur le trottoir d’en face, a décrit la scène : « La personne qui fuyait était recroquevillée sur elle-même pour éviter les coups, ensuite, ils étaient collés l’un à l’autre ».

Il poursuit : « J’ai entendu une détonation, celui qui avait gazé est reparti. Il n’avait pas l’air blessé ! »

Hélas, si ! Car, revenu au domicile maternel, il a été héliporté vers l’hôpital avec un pronostic vital engagé. À l’audience, il a déclaré « souffrir toujours de douleurs à la suite de ce tir ».

« Chronique de violences annoncées »

Comme la présidente, la procureure a déclaré : « On ne saura jamais vraiment ce qui s’est passé ». Elle a ajouté : « On peut dire qu’il s’agit d’une chronique de violences annoncées, puisque de chaque côté, on s’est prémuni d’armes ».

À ses yeux : « On est passé à deux doigts d’un drame, le blessé aurait pu mourir, et ce procès aurait pu se tenir devant une Cour criminelle. »

Me Boittin et une élève avocate plaident pour le plus jeune « la légitime défense et la relaxe ». Du côté du trentenaire, Me Renard retient lui aussi : « On ne connaîtra sans doute jamais le fin mot de la vérité ».

Il martèle que son client, marqué par une enfance cabossée, se retrouve « devant un résultat qui n’a aucun rapport avec ce qu’il voulait ».

Outre leur peine de prison, ils ont tous les deux des obligations et des interdictions, dont celle de se contacter pendant trois ans.

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