Le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), a saisi le président du comité de déontologie après le dépôt d’une plainte visant le sénateur LR Thierry Meignen pour menaces de mort envers une journaliste, a-t-on appris dans l’entourage du patron de la chambre haute ce jeudi 26 mars 2026.
« J’irai au bout, elle va mourir, je la tue »
Selon l’entourage du président du Sénat, ce dernier a demandé au sénateur Arnaud Bazin (LR), qui dirige le comité de déontologie du Sénat, de se pencher sur cette affaire survenue au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), où Thierry Meignen, ex-maire et candidat battu par la gauche au second tour des élections municipales, est accusé d’avoir injurié et menacé une journaliste.
Le comité de déontologie de la chambre haute est notamment compétent pour toute question déontologique relative à l’exercice du mandat des sénateurs. Selon le règlement du Sénat, il peut rendre des avis et émettre des recommandations en vue de sanctions prononcées par le Bureau du Sénat, à condition d’avoir été formellement saisi, par le président de la chambre haute ou son Bureau.
D’après le quotidien Le Monde, le sénateur LR aurait proféré des menaces envers la journaliste et auteure Nassira El Moaddem. « Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J’irai au bout, elle va mourir, je la tue », a déclaré Thierry Meignen au Monde, rapporte le quotidien.
La publication des ces propos a conduit la journaliste, auteure d’un livre-enquête sur la commune du Blanc-Mesnil où le sénateur était candidat, et les éditions Stock à déposer une plainte mardi 24 mars 2026.
Des « propos inqualifiables »
Dans un courrier envoyé au président du Sénat Gérard Larcher et transmis à l’AFP, le groupe écologiste du Sénat avait appelé à la saisine du comité de déontologie, dénonçant des « propos inqualifiables », qui « ternissent l’image de notre institution tout entière et appellent une réaction de celle-ci ».
Mercredi 25 mars 2026, le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner avait aussi appelé le Sénat à ne pas rester « inactif » et à « instruire ce dossier ». « La gravité et l’indignité de cette déclaration nous obligent à réagir avec force », avait-il lancé dans l’hémicycle. Interrogé par Le Parisien, Gérard Larcher avait dénoncé la « violence inacceptable » de la campagne des municipales, affirmant avoir contacté plusieurs élus pour leur « témoigner de sa solidarité ».
Avec AFP.
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