Et si la pêche continuait sur Mars ? Une question soulevée par Louisa Marajo dans son exposition au Crac à Sète jusqu’au 6 avril

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Le Centre Régional d’Art Contemporain (Crac), à Sète, accueille du 25 mars au 6 avril une restitution de résidence de Louisa Marajo intitulée La solidarité des destins, un travail autour des pêcheurs du Grau-du-Roi avec qui l’artiste a passé plusieurs mois dans le cadre d’une résidence organisée par la commune, la région et le Parlement de la mer d’Occitanie.

Attirés par des lueurs bleues, les visiteurs pénètrent dans l’univers créé par Louisa Marajo. Rapidement, avec son décor tout droit sorti de ses rêves, elle les entraîne dans le monde de la pêche, mais pas n’importe lequel, celui sur Mars. Cette restitution de résidence est installée au Crac, à Sète, du 25 mars au 6 avril.

Le fil conducteur de son travail commence par un film, un court métrage de 11 minutes dans lequel elle retransmet les images de son parcours avec les pêcheurs. « Je suis allée tous les jours sur le port pendant trois mois. Avec les chalutiers mais aussi avec les petits métiers », raconte Louisa. De ces rencontres, elle décide que pour son court-métrage elle veut faire parler les femmes de ces pêcheurs parce que, comme ils le disent, « sans elles il n’y a rien, elles gèrent tout, les papiers, les enfants, etc ». Toutes les réflexions qu’ont ces travailleurs de la mer entraînent l’artiste à ses propres questionnements autour de la pêche du futur.

La pêche sur Mars

Casque vissé sur les oreilles pour écouter ce film, les visiteurs auront l’occasion de croiser les œuvres plastiques de Louisa Marajo. Une représentation de la pêche sur Mars, « la mer rouge, les poissons violets, des éoliennes lunaires. J’ai imaginé l’ambiance de la pêche sur cette planète. » Dans son travail, Louisa Marajo cherche à comprendre la place du pêcheur. Est-elle autant menacée que l’est le poisson sur cette planète ? Va-t-il avoir d’autres fonctions ? Le tout orchestré autour du filet de pêche présent partout dans l’exposition. « Parce que ces nœuds prouvent que tout est relié et ça faisait sens pour moi », confie l’artiste. Cette restitution permet de conscientiser les questions écologiques de la pêche et l’importance de la passion dans ce métier qui, comme l’a dit Lousia Marajo, « est irremplaçable ».

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