Deux frères condamnés pour le cambriolage d’une maison en Loire-Atlantique

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L’enquête avait démarré le 31 octobre 2024 après ce cambriolage « commis entre 10 h et 11 h » dans une maison à Haute-Goulaine : une fenêtre de cuisine avait été fracturée, du liquide citronné avait été répandu pour masquer les traces et « dix bijoux en or et en argent avaient été dérobés », a-t-il été recontextualisé au début de l’audience. Sur les images de vidéosurveillance tournées par la caméra d’un voisin, on pouvait alors distinguer trois individus restés « moins de dix minutes sur place » et repartis ensuite en courant.

Quelques jours plus tard, des faits similaires étaient survenus à Vertou : une Renault Laguna noire avait intrigué des riverains à plusieurs reprises. Une porte-fenêtre avait cette fois-ci été brisée et deux pots de fleurs avaient été volés. « Trois ou quatre individus – dont un portant un bonnet noir » – avaient alors été vus par des témoins.

Enfin, le 9 novembre 2024, un nouveau vol avait été signalé à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Une porte d’entrée avait été forcée et des « pièces de monnaie et bijoux » avaient été dérobées, pour un préjudice estimé à « 2 000 €». Là encore, une Laguna noire apparaissait « sur des images de vidéosurveillance ». Des « similitudes » dans la « démarche » et la « tenue vestimentaire » des malfaiteurs, avaient aussi été relevées par les enquêteurs.

Les investigations s’étaient appuyées par la suite sur un système de « reconnaissance faciale » des images de vidéosurveillance pour en conclure que les cambrioleurs étaient un homme très défavorablement connu de la justice, son frère et leur cousin.

« C’est toujours les mêmes qui payent »

Je ne sais pas ce que je fais ici… La reconnaissance faciale, ce n’est pas une preuve.

Le prévenu

Des propos pour se défendre, tenus lors de son procès. Celui qui vit sur Nantes était connu pour sa récente évasion du Planétarium de Rennes, lors d’une permission de sortie accordée à des détenus, qui a coûté son poste au directeur du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin.

Si c’était moi sur la vidéo, j’aurais assumé.

Son frère

Un complice qui est père d’un enfant en bas âge et a actuellement un CDD dans la livraison. Ses précédentes condamnations étaient dues au fait qu’il était « jeune ». « Mais ça, c’était avant » qu’il ait 36 ans, a-t-il assuré.

Je ne me reconnais pas, je ne connais pas Haute-Goulaine, je n’ai jamais vu cette voiture.

Le cousin

Agé de 40 ans, il a été condamné 30 fois en 25 ans pour des « vols aggravés », des « violences » ou encore des « délits routiers ».

Dans ces conditions, les avocats de la défense avaient contesté « la fiabilité de la reconnaissance faciale » mise en avant par les enquêteurs, dénonçant « l’absence de garantie scientifique et de traçabilité des images ». Ils avaient souligné « l’absence d’ADN, d’objets volés retrouvés ou d’éléments matériels reliant leurs clients aux faits ».

La reconnaissance faciale, à elle seule, n’était pas probante et aucune ressemblance flagrante ne permet de condamner les prévenus pour l’ensemble des faits

Le tribunal correctionnel de Nantes

Le cousin a ainsi été relaxé, mais les deux frères ont été déclarés coupables du cambriolage de Haute-Goulaine. Le premier a pris huit mois ferme et le second huit mois avec sursis.

C’est toujours pareil avec moi, c’est toujours les mêmes qui payent.

L’ancien évadé condamné 26 fois par la justice

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