Le voleur culotté s’en prend à des personnes âgées et vulnérables à Dieppe

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Ses victimes ? Des personnes âgées ou vulnérables. Son mode opératoire ? Des vols à l’arraché de leurs sacoches, ou des vols à leur domicile. Le point commun des faits qui lui sont reprochés : une bonne dose de culot. Lundi 16 mars, un Dieppois de 42 ans comparaît devant le tribunal de Dieppe (Seine-Maritime) pour sept vols commis de 2018 à 2025. Entre ces dates, il a purgé une peine de trois ans de prison pour des faits similaires.
Il est sorti de maison d’arrêt en août 2025. Mais quelques semaines plus tard, le 14 novembre, une dame de 77 ans de la rue du Haut-Pas dépose plainte : un homme est venu frapper à sa fenêtre. Ne le connaissant pas, elle n’a pas ouvert. Mais dix minutes plus tard, alors qu’elle sort sa poubelle, le même homme l’apostrophe comme s’il la connaissait.

Un bisou sur le front

Il indique qu’il lui dépose un miroir, en profite pour s’introduire dans son appartement par la porte laissée entrouverte et repart aussitôt en lui déposant un baiser sur le front. Interloquée, la septuagénaire rentre chez elle et découvre que son sac à main posé sur son déambulateur a disparu.

Si la victime ne reconnaît pas le prévenu sur la planche photographique que lui présentent les policiers, une empreinte de doigt d’un Dieppois particulièrement connu de la justice pour des faits similaires est retrouvée sur le miroir.

À la barre du tribunal, celui-ci nie les faits. L’homme indique qu’il ne s’est pas présenté dans cette rue ce jour-là et qu’il a passé la soirée et la journée avec des proches. Comment son empreinte s’est retrouvée sur le miroir ? Probablement parce qu’il a pu le toucher alors qu’il se trouvait dans une poubelle, car il a l’habitude d’en fouiller.

Il arrache les sacoches de personnes âgées

Mais ce ne sont pas les seuls faits qui lui sont reprochés et pour les autres, les victimes ont soit pu donner le nom du prévenu, soit l’ont reconnu sur photo. Du 1er février au 1er juin 2018, il aurait volé de l’argent et des objets à un homme placé sous curatelle à Neuville-lès-Dieppe, après l’avoir connu par hasard et s’être invité à son domicile.

En 2018, il aurait également utilisé la carte bleue d’un homme pour un total de 1 970 €. Un homme qui lui aurait confié sa carte pour qu’il lui rende service et dont il aurait abusé en faisant des retraits. En mai 2023 cette fois, c’est un Dieppois de 89 ans qui croise sa route près du quai au Pollet à Dieppe. Alors qu’il vient de stationner son véhicule, le prévenu le prend par la main, le secoue en lui parlant.

L’homme arrive à partir, se rend à la banque et à son retour, le Dieppois est de nouveau sur son chemin. Il le bouscule, le fait tomber et récupère son portefeuille et son contenu, 450 €. Le même mode opératoire est utilisé contre un autre homme de 71 ans, invalide. Celui-ci aussi revient de son marché lorsqu’un individu se saisit de sa sacoche pour s’emparer de l’argent contenu dans le portefeuille. Il sera victime une deuxième fois la semaine suivante.

Pour financer sa consommation de stupéfiants

Enfin à deux reprises, il s’est introduit dans le domicile d’une femme de 94 ans en mai 2023. Il a tout simplement frappé à la porte, s’est fait passer pour un soignant auprès de la fille de la victime. Très à l’aise, il est venu discuter avec la dame assise dans son fauteuil médicalisé, l’a embrassé sur le front avant de repartir… avec son portefeuille contenant carte bancaire et argent liquide. Il a tenté de revenir le lendemain mais la victime l’a sommé de partir.

À la barre, le Dieppois reconnaît tous les faits sauf le dernier en 2025. Il explique qu’il a eu une prise de conscience, que ce qu’il a fait « c’est inhumain ». En effet, depuis sa sortie de prison, il est hébergé chez un proche âgé de 80 ans. « Je vois son quotidien… »

Il explique ses agissements par rapport à sa consommation de stupéfiants de l’époque : « En 2018, je consommais du cannabis et en 2023, je suis passé à l’héroïne et la cocaïne. J’avais besoin d’une dose tous les jours à 30 euros. » Il explique également faire désormais des efforts pour voir ses petits-enfants grandir, ayant pris conscience qu’il n’avait pas été là pour ses deux filles. « Je fais tout pour me réinsérer. »

Prison ferme

Pour la substitut de la procureure de la République, il ne fait aucun doute qu’il est bien l’auteur du vol commis en 2025 malgré ses dénégations. Elle requiert 20 mois de prison dont cinq moins avec sursis probatoire de deux ans, et un mandat de dépôt.

Pour son avocate, le « dossier a été grossi » et des affaires antérieures à celles qui lui ont valu trois ans de prison y ont été ajoutées. Elle demande qu’il ne retourne pas en prison vu ses efforts. Il ne se droguerait plus et il cherche un logement et du travail.

En raison de la récidive, le tribunal le condamne finalement à 24 mois de prison dont 12 mois de sursis probatoire durant deux ans avec obligation de travail et de soins en addictologie. Il ne prononce pas de mandat de dépôt et le juge d’application des peines pourra décider ou non d’un aménagement de la peine.

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