Ce n’est pas l’arbitre mais la gendarmerie qui a sifflé la fin du match qui opposait dimanche 8 mars 2026 les footballeurs du FC Gisors Vexin Normand 27 à ceux du SPN Vernon.
Sur la pelouse du stade Tassus à Gisors (Eure), la rencontre qui a commencé à 10h opposait des joueurs vétérans dans le cadre du critérium du matin du groupe premier.
Des joueurs âgés pour certains d’une quarantaine d’années s’affrontent alors dans le cadre d’une rencontre sportive qui se joue sous tension.
Jusqu’à cet instant où des remarques fusent entre certains joueurs des deux équipes.
Tandis que les coups pleuvent, un joueur du FC GVN 27, au sol, est blessé.
Le déchaînement de violence est telle que la victime souffre d’une destruction de sa cloison nasale.
La gendarmerie sur le terrain
Le match est interrompu et la gendarmerie intervient sur le terrain.
Une enquête a depuis été ouverte et au moins deux joueurs du SPN Vernon ont été entendus par les militaires.
Le FC GVN 27 n’avait jamais connu jusqu’à présent un tel déchaînement de violence sur ses terrains pour un match opposant des vétérans.
Des regrets
De son côté, l’un des encadrants du SPN Vernon a contacté la rédaction, tout en souhaitant rester anonyme.
« Après en avoir discuté avec tous les joueurs, nous souhaitons réagir et donner une version avec laquelle nous sommes tous d’accord dans notre équipe ».
Il commence par exprimer ses regrets, après cette scène de violence qui s’est conclue par l’hospitalisation d’un joueur du FC GVN 27, souffrant d’une lourde blessure au nez.
« Nous avons conscience que ces choses ne devraient pas arriver, encore plus pour une équipe dont certains joueurs ont près de 50 ans. Ce n’est pas un exemple pour notre jeunesse, et nous le regrettons et nous excusons ».
Qui a été violent le premier ?
Il revient ensuite sur le déclenchement des coups portés et sur le contexte de ces tensions.
« Il y a d’abord eu des propos qui ont pu être interprétés comme racistes de la part d’un joueur de Gisors. Nous ne disons pas que ce joueur est raciste, mais ses propos pouvaient être vus comme racistes. La tension est montée et l’un des joueurs de Gisors a foncé après un sprint en direction de l’un de nos joueurs. C’est là que les choses ont dérapé et que la bagarre a éclaté. L’un de nos joueurs a eu une mauvaise réaction en étant brutal. Il aurait dû prévenir l’arbitre. Mais ce n’était pas une agression de plusieurs joueurs de notre équipe contre un seul joueur au sol. C’était plutôt une mêlée générale et une bagarre qui a mal tourné pour le joueur qui se situait en dessous des autres et qui a reçu plusieurs coups ».
Insistant sur le fait qu’ils ne « souhaitent pas rejeter la faute sur l’équipe de Gisors », les joueurs du SPN Vernon indiquent néanmoins que l’un des joueurs du FC GVN 27 a été le premier à s’agripper à un footballeur du SPN Vernon après « un sprint », et le premier aussi « à l’amener au sol ».
Bientôt une commission de discipline
Une commission de discipline devrait se réunir très prochainement et d’après nos informations, cette version donnée par le SPN Vernon ne coïnciderait pas avec celle du FC GVN 27, qui s’estime victime de la violence de l’équipe adverse, son joueur ayant été roué de coups au sol.
Il a depuis déposé une plainte en gendarmerie.
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