En janvier dernier, deux hommes ont été incarcérés suite à un test de police qui a confondu 180 grammes d’un mélange de paracétamol et de caféine avec de la méthamphétamine. Après deux mois de détention provisoire pour un trafic de drogue inexistant, les deux suspects ont finalement été innocentés par une contre-expertise toxicologique et remis en liberté.
En janvier dernier, à Figures, en Catalogne, une patrouille de Mossos d’Esquadra croit assister à flagrante : un sac échangé contre dans une
Au commissariat, les 180 grammes de poudre brunâtre sont identifiés comme de la , une drogue de synthèse valant plus de 6 400 euros, évidemment totalement illégale. Persuadée de tenir des trafiquants, la justice place immédiatement les deux suspects en détention provisoire. Ils risquent alors jusqu’à neuf ans de prison pour crime aggravé contre la santé publique.
Le verdict de l’expertise toxicologique
Pourtant, l’enquête bascule fin février. La contre-expertise menée par l’Institut national de toxicologie révèle que la poudre ne contenait aucune trace de drogue, uniquement un mélange de paracétamol et de caféine.
Face à cette évidente erreur judiciaire, le tribunal a prononcé la remise en liberté immédiate et sans caution des deux suspects, après soixante jours de détention injustifiée.





