Un homme de 36 ans a perdu son œil gauche le 6 janvier lors d’une chirurgie des sinus à la clinique Paris-Bercy de Charenton-le-Pont. La chirurgienne ORL est accusée d’avoir aspiré le globe oculaire par erreur, le confondant avec un polype. La victime, opérée durant cinq heures, a entamé des démarches pour obtenir une indemnisation.
Maxime K., père de famille de 36 ans, a récemment été victime d’une intervention médicale ratée qui lui a coûté son œil gauche. , le trentenaire qui avait un inconfort aux sinus a été opéré le 6 janvier dernier à la clinique Paris-Bercy, à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Ce jour-là, ce qui devait être un simple nettoyage des sinus lorsque Maxime K., à la fin de l’opération, a perdu son œil gauche. « La chirurgienne a aspiré mon œil par erreur. Elle croyait qu’il s’agissait d’un polype. C‘était en réalité mon globe oculaire. Elle a vidé mon œil comme un raisin », confie-t-il à nos confrères.
L’opération a duré cinq heures au lieu d’une
La chirurgienne ORL devait en fait réaliser « une méatotomie moyenne endonasale du sinus maxillaire gauche ». Autrement dit, elle devait opérer l’intérieur du nez de Maxime K. à l’aide d’une petite caméra, visant à agrandir l’ouverture naturelle des sinus pour les nettoyer et améliorer leur drainage, précise EBRA.
et qui a duré cinq heures au lieu d’une. Dans son rapport, la médecin ORL explique avoir constaté « une hémorragie abondante » lors de l’opération ainsi que des polypes et avoir voulu y remédier en utilisant un shaver — un appareil médical doté d’une lame rotative et d’un système d’aspiration pour l’ablation et le retrait de tissus.
« Je ne ressens aucune haine, mais de la déception »
À son réveil, Maxime K. ne se rend compte de rien. et il est encore dans l’état second de l’anesthésie générale.
Le trentenaire sera finalement pris en charge par un autre établissement de santé, l’hôpital Fondation Rothschild à Paris, spécialisé en ophtalmologie. Les médecins ont fait au mieux pour réparer les dégâts de l’opération initiale et au passage nettoyer les sinus du père de famille, comme prévu initialement.
Trois mois après les faits, Maxime K. et sa femme Farah regrettent que la médecin n’ait jamais admis son erreur : « Elle s’est excusée en nous écrivant une lettre, mais elle nous a menti », assurent-ils. Le trentenaire dit ne pas ressentir de « haine, mais de la déception » et affirme avoir entamé des démarches pour se faire indemniser.




