Stupeur et incompréhension devant l’école élémentaire Charles-Dickens à Montpellier après la mise en examen d’un ancien animateur de 33 ans, soupçonné d’attouchements sur mineurs et remis en liberté le 2 avril.
Méconnaissance et profonde stupéfaction. À la sortie de l’école élémentaire Charles-Dickens, les habitudes n’ont pas changé, ce jeudi 2 avril. Sous un soleil réchauffant, les parents attendaient tranquillement la sonnerie en échangeant tranquillement. Les discussions évitaient la dernière actualité de l’établissement : Cet homme de 33 ans, remis en liberté ce jeudi, intervenait jusqu’en octobre 2024 au sein de l’école primaire.
À l’annonce de la nouvelle, certains parents sont sous le choc, comme cette mère venue chercher sa fille en CM1. « On n’était pas du tout au courant. Ils ont cherché à étouffer l’affaire. On n’a pas eu de nouvelles depuis le départ de ce monsieur. C’est même ma fille qui m’a dit qu’il était parti. » La mère se souvient précisément des faits survenus en CE1. « J’étais en première ligne. Ma fille m’avait rapporté qu’une de ses camarades de classe avait été touchée à la cantine il y a deux ans. Depuis, j’ai réfléchi et j’ai décidé de retirer mon enfant de la restauration scolaire. »
« Sous le choc »
Sur le banc voisin, une adolescente venue chercher sa petite sœur de 9 ans découvre l’information. « Je suis sous le choc. J’adore les enfants et je ne peux pas imaginer qu’on puisse leur faire ça », réagit-elle avec stupéfaction. « On savait qu’il y avait quelque chose, mais pas à ce point. Je pense que l’école n’a rien dit pour préserver le bon climat et que personne ne parte », estime-t-elle. Un silence qui, aujourd’hui, interroge autant qu’il inquiète.







