Trois ans après le décès d’Adam, 5 ans, à l’hôpital de la Fontonne à Antibes, Florence, la mère de l’enfant, poursuit son combat judiciaire pour faire reconnaître la responsabilité du praticien et obtenir sa radiation.
Le 24 février 2023, ce petit garçon de 5 ans franchissait les portes des de la Fontonne, à Antibes. Il décéda quelques heures plus tard. Aujourd’hui, face à une expertise médicale accablante, sa mère, Florence dénonce une série d’erreurs médicales fatales rapportent nos confrères de
Admis pour de, Adam présentait des symptômes inquiétants : « Son ventre était gonflé, difforme, il était pâle, froid, il vomissait », décrit sa mère. Malgré un protocole médical préexistant pour l’enfant, l’urgentiste de garde n’aurait, selon la maman, pas pris la mesure de la situation. « Il n’a pas considéré ce que je disais », confie-t-elle. Au lieu du transfert versde Nice ou de l’échographie réclamée par la mère, l’enfant reçoit de la morphine, puis du Spasfon.
« Je lui ai promis qu’il ne serait jamais oublié et que j’obtiendrai justice »
Le lendemain matin, c’est Florence elle-même qui découvre son fils inanimé dans sa chambre de pédiatrie. Adam a succombé à une occlusion grêle aiguë. « Quand j’ai vu mon fils au reposoir, je lui ai promis qu’il ne serait jamais oublié et que j’obtiendrai justice », témoigne la mère.
L’instruction judiciaire a mis en lumière des failles importantes. Le rapport d’expertise souligne qu’une imagerie aurait dû être réalisée en urgence. Les experts pointent également une gestion de la douleur « inadaptée » avec des doses de morphine excessives par rapport au poids de l’enfant. Concernant la prise en charge, celle-ci est « insuffisante, lacunaire, en lien direct et certain avec le décès ».
Face à ces conclusions, l’Ordre des médecins a déposé plainte contre le praticien en 2025. Pour Florence, l’objectif est clair : la radiation. « Ça ne me ramènera pas mon fils, mais au moins, il ne fera plus de mal. »
De son côté, l’hôpital d’Antibes invoque un « traumatisme profond » pour ses équipes et assure collaborer avec la justice.
En attendant le verdict des tribunaux, le 19 avril prochain, lors du semi-marathon de Nice, le collectif « Les Étoiles d’Adam » courra 10 km. Une vingtaine de proches, t-shirts à l’effigie du petit garçon sur le dos, courront pour honorer la mémoire de cet enfant.




