<h2>Nîmes à 50 degrés : le grand oral des candidats</h2>
<p>Les candidats nîmois aux municipales ont présenté leurs idées le 18 février lors d’une audition organisée par les Shifters. Des experts ont accepté de décortiquer leurs propositions pour Objectif Gard, le magazine.</p>
<p>Ne pas invectiver les candidats. Ne pas les applaudir. Estelle Pereira prévient les spectateurs réunis dans l’amphithéâtre du Novotel Atria le 18 février. Puis la maîtresse de cérémonie de l’audition « Nîmes à 50 degrés » pivote vers les prétendants aux municipales : <em>« On ne se coupe pas la parole »</em>, <em>« On répond en 2 minutes 30, pas plus »</em>. Les questions leur ont été fournies par les organisateurs, les Shifters, association spécialisée sur les questions de transition écologique. Quelles sont leurs solutions pour que la ville reste vivable ?</p>
<h2>Planter, planter, planter</h2>
<p>10 000 arbres promis par Yvan Lachaud, 100 000 par Daniel Richard, un par enfant de CP pour Jean-Paul Fournier… Pour la campagne des municipales 2020, les candidats se livraient à une surenchère végétale. Cette année, seuls deux candidats avancent des chiffres.</p>
<p>Pour Franck Proust, président sortant de Nîmes métropole, ce sera la formule « 30-300-3000 ». Bernard Angelras, membre de son équipe, explique que l’idée est d’aménager 30 places arborées, de végétaliser 300 rues et de planter 3 000 arbres. Il rappelle qu’ils ont implanté des « mini-forêts ». Ils envisagent de généraliser les permis de végétaliser permettant de faire courir une plante grimpante sur sa façade en zone urbaine.</p>
<p>Julien Devèze, porte-voix de Julien Plantier, annonce que leur équipe a établi et chiffré un « plan climat ». Il comprend notamment la plantation de 5 000 arbres, dont 500 en centre-ville, et 10 km de « continuités vertes ».</p>
<p>Pas de chiffrage pour Pascal Dupretz (LFI), mais la promesse d’une « végétalisation massive horizontale et verticale de l’espace public ». Il souhaite aussi <em>« à long terme, planter une ceinture périphérique d’arbres aux essences peu inflammables et résistantes à la sécheresse »</em>.</p>
<p>Vincent Bouget, (gauche hors LFI), évoque un « plan de végétalisation massif » construit de manière partagée. La première année, des urbanistes et la population travailleront ensemble pour sélectionner des lieux à végétaliser en priorité. Il veut aussi créer des jardins partagés.</p>
<p><em>« Préserver les espaces verts »</em>, <em>« mettre des îlots de fraicheur »</em>, <em>« éviter un urbanisme non maîtrisé, les grandes tours de logements sociaux »</em>… Julien Sanchez (RN) invite à travailler à une révision du Plan local d’urbanisme.</p>
<h2>2 à 3°C de moins avec un alignement d’arbres</h2>
<p>Est-ce que planter un arbre est la solution miracle ? <em>« L’ensemble des études se rejoint pour démontrer l’efficacité de l’arbre dans le rafraîchissement urbain »</em>, assure l’Ademe dans son guide Rafraîchir la ville. Mais le degré d’efficacité dépend de la densité d’arbres, de leurs feuillages, de la disponibilité en eau du sol… Un alignement d’arbres dans les rues permet, selon l’Ademe, de gagner maximum 2 à 3°C. Arbres, arbustes, plantes rampantes : la métropole de Lyon a installé trois strates de végétations, rue Garibaldi. Un bassin de récupération d’eau de pluie a été aménagé sous cet axe routier de 3 km. Équipés de capteurs connectés, les arbres ne sont arrosés qu’en cas de vague de chaleur. On estime qu’il y a un écart de 10°UTCI pour la température ressentie de l’air entre les parties réaménagées et les autres. L’écart de la température mesurée sous abri est de 1,2 à 2°C.</p>
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Docteur en urbanisme, Clément Gaillard a fondé le bureau d'études Freio, spécialisé dans le design climatique.
• <strong>© Collection Clément Gaillard</strong>
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On aperçoit des voiles d'ombrage sur cette gravure datant du XIXe siècle. L'illustrateur Alphonse Rouargue, né en 1810, a dessiné une vue extérieure de la cathédrale de Nîmes et de la place aux herbes. Cette gravure a été retrouvée par Véronique Mure, botaniste nîmoise, qui vient de sortir chez Atelier Baie, le beau livre, Etre un arbre dans la ville.
• <strong>© BNF</strong>
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<h2>Nécessité d’avoir de l’espace</h2>
<p>Jean-Paul Fournier, vainqueur du scrutin 2020 à Nîmes, a tenu sa promesse. Chaque année, durant son mandat, les enfants de CP ont planté un arbre. Mais ces forêts des enfants ont été implantées à La Bastide, à l’aérodrome de Courbessac, au mas d’Escattes… c’est-à-dire entre 2,5 et 8 km des îlots de chaleur urbains de l’Écusson.</p>
<p><em>« Ce n’est pas aussi simple que cela de planter un arbre »</em>, admet Clément Gaillard, docteur en urbanisme et designer. Ce membre du bureau d’études montpelliérain Freio rappelle que dans une ville ancienne où le moindre m² compte, il n’est pas évident de trouver l’espace suffisant pour qu’un arbre s’épanouisse. Il peut être <em>« en concurrence avec les places de parking »</em>. À Nîmes, il faut choisir des variétés résistantes à la sécheresse, qui évapotranspirent et rafraîchissent moins.</p>
<p>Le problème est-il insoluble ? Clément Gaillard explique que certaines plantes grimpantes sont « bien adaptées au milieu urbain ». La bignone de Virginie, le faux jasmin, la glycine ont une croissance rapide. Elles perdent leurs feuilles, ce qui permet de laisser passer le soleil en hiver. Selon l’Ademe, ces végétaux peuvent protéger le bâtiment du soleil et réduire ses besoins de climatisation.</p>
<p>Pour rafraîchir une ville, Clément Gaillard invite à identifier ses qualités, à repérer ses lieux frais. En répertoriant les refuges climatiques existants, on peut déterminer les zones orphelines où il est primordial d’implanter des îlots de fraicheur.</p>
<h2>Voilages comme à Séville, fontaines comme en Italie</h2>
<p>Le programme de Franck Proust mentionne l’installation de voiles d'ombrage, celui de Julien Plantier évoque « ombrières, voilages » dans les rues. À Séville, des grandes toiles d'ombrage protègent la rue du soleil. Clément Gaillard montre des gravures du XIXe siècle où des voiles d’ombrage flottent, place aux herbes, à Nîmes. <em>« Dans certains sites, les architectes des bâtiments de France peuvent les interdire »</em>, observe cet urbaniste. Ce genre de dispositif peut aussi être rejeté car les pompiers ont besoin d’avoir accès aux façades. La commune varoise de Cuers a contourné le problème en installant des bâches facilement démontables avec un système de mousqueton.</p>
<p>Tous les ombrages ne se valent pas. Des relevés ont été effectués lors d’une résidence à laquelle Clément Gaillard a participé à Arles. La température a été mesurée le 15 juin 2023, à 11h devant l’amphithéâtre, sous des parasols verts et sous une tonnelle de canisses grimpantes. La température de la surface inférieure des parasols était de 59°C, celle de la tonnelle de 27°C. Lors de cette résidence, des ateliers avaient été organisés pour apprendre aux habitants à fabriquer un système d’ombrage traditionnel efficace : des ombrières en vannerie.</p>
<p>Pascal Dupretz a évoqué des « fontaines, de la brumisation » lors du grand oral des Shifters. Franck Proust parle, lui, des places à l’italienne avec fontaines. L’Ademe prévient : contrairement aux rivières et aux lacs, l’impact des fontaines est « très localisé ». Les fontaines et bassins peuvent réduire localement la température de 1°C, les systèmes de brumisation « de 4°C ».</p>
<h2>Cours et écoles « Oasis »</h2>
<p>La première canicule de 2025 a duré dix jours, dix longues journées où les lycéens passaient le bac, les collégiens, le brevet et où les écoliers étaient encore en classe. <em>« 80 écoles sur 83 ont été fermées à Nîmes »</em>, dénonce Vincent Bouget.</p>
<p>Les candidats plaident tous pour la rénovation thermique des écoles et la désimperméabilisation des cours. Vincent Bouget pousse à aménager des cours Oasis, une mesure « pas compliquée » qui « crée du collectif » entre enfants, parents, enseignants. Julien Devèze envisage des « écoles Oasis » ouvertes aux habitants comme lieux refuge en période de canicule.</p>
<p>Julien Sanchez évoque aussi la désimperméabilisation des cours, mais invite à faire attention aux types d’aménagements mis en place, car il y a des <em>« femmes de ménage qui nettoient derrière »</em>.</p>
<p>Le concept de cour Oasis a été lancé en 2017 à Paris.<em> « C’est moins cher d’aménager une cour Oasis que de refaire les bâtiments, sourit Ghislaine Scheffer de l'association Bâti Poucet. Les premières dans le Gard ont été aménagées à Saint-Privat-des-Vieux. Marguerittes, Anduze, Saint-Hilaire-de-Brethmas, Domazan, Aigues-Mortes… »</em> Une douzaine de cours d’écoles au total ont été réaménagées dans le département. L’agence régionale de l’eau verse des aides aux communes si les aménagements permettent de déconnecter les eaux pluviales des réseaux d’égouts. Pour aménager ce genre de cours, on enlève le bitume dans certaines zones de la cour, ce qui permet à l’eau de s’infiltrer dans le sol et de créer un effet de fraîcheur. On conserve un revêtement dur, avec des matériaux plus poreux que le goudron, dans certaines zones. On plante arbres et arbustes. On fait par exemple pousser des saules que l’on tresse en forme de tipi pour créer une cabane. Sous les jeux pour enfants, on dépose des copeaux de bois, des coquilles d’amandes… Certaines aides sont conditionnées à la mise en place d’actions de sensibilisation. Les projets de cour Oasis sont coconstruits. <em>« Il faut impliquer les usagers pour ne pas faire des choses inutiles et pour faire accepter les changements de pratiques »</em>, recommande Ghislaine Schaffer. Deux ou trois ans après leur mise en place, elle a interrogé enseignants et enfants de Saint-Privat : <em>« Globalement c’est positif. »</em></p>
<h2>L’épineuse question de la climatisation</h2>
<p>S’il souligne la nécessité de « désimperméabiliser », Bernard Angelras évoque aussi la climatisation. Leur équipe a identifié les écoles où il serait possible de climatiser tout en plaçant des panneaux solaires sur le toit. Leur programme prévoit que « 100 % de l’énergie » utilisée dans les bâtiments communaux soit « verte ». Climatiser une école ? La solution fait frémir Ghislaine Schaffer. Les climatiseurs recrachent de l’air chaud à l’extérieur. Cette architecte préconise d’autres solutions : isoler les façades par l’extérieur avec des matériaux biosourcés, isoler les toits, fixer des brasseurs d’air au plafond et des protections solaires sur les vitrages.</p>
<p><em>« Quand vous climatisez un bâtiment pas protégé, la climatisation sert juste à évacuer la chaleur qui n’aurait pas dû entrer »</em>, abonde Clément Gaillard. Il constate qu’avec le développement de la climatisation, les habitants ont perdu les réflexes traditionnels d’adaptation à la chaleur : <em>« s’encabaner en été »</em> en fermant ses volets en journée, placer des bâches pour protéger sa vitrine.</p>
<h2>Repeindre toits et routes de couleur claire</h2>
<p>Pascal Dupretz, qui souhaite que Nîmes devienne <em>« une ville exemple pour la gestion de la chaleur »</em>, veut favoriser l’augmentation des albédos des toits et des routes. L'albédo, c’est la capacité à renvoyer le rayonnement solaire. Plus un corps est clair, plus il réfléchit la lumière. Phoenix en Arizona est soumise à un climat subdésertique. Asphalte, eau, filtres minéraux, polymères, matériaux recyclés… En 2020, elle pulvérise environ 58 km de chaussées avec le revêtement gris clair « cool seal ». L’expérience est jugée suffisamment concluante pour être étendue sur 193 kilomètres. <em>« Combien de fois ont-ils été obligés de repeindre la chaussée ? »</em>, tempère Clément Gaillard. En France, les expériences ont montré que ce type de revêtement s’use « très vite ». Rapport prix-efficacité : la métropole de Lyon, qui avait repeint en gris clair en 2021 un trottoir de 100 m², a clôturé l’expérience au bout de deux ans. Le sol très clair renvoie beaucoup de chaleur, ce qui peut gêner les piétons. <em>« La chaleur transmise par un rayonnement réfléchi génère plus d’inconfort qu’une surface avec un albédo moyen type pavé »</em>, argumente Clément Gaillard. Il suffit de passer sur l’esplanade de Nîmes en été pour comprendre ce phénomène.</p>
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Cette carte de Météo France montre clairement que les températures sont bien plus élevées la nuit dans l'Ecusson nîmois.
• <strong>© Météo France</strong>
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Le quartier de la Roquette à Arles est un exemple de végétalisation réussie avec des plantes grimpantes.
• <strong>© Sabrina Ranvier</strong>
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<h2>Haro sur le béton</h2>
<p>Vincent Bouget égratigne la municipalité qui vient d’autoriser la création d’un parking silo à côté du palais des congrès, dans le bétonné hypercentre nîmois. Il a aussi dans son viseur le « serpent de mer » de la ZAC du Mas Lombard qui prévoit d’urbaniser d’anciennes terres agricoles. Lui souhaite « sacraliser » les terres agricoles dans le PLU. Il considère que la gare TGV Nîmes-Pont du Gard est mal placée et que la zone Magna Porta est « une sorte de fiasco économique » où des terres agricoles ont été rachetées pour implanter une zone d’activité peinant à se développer.</p>
<p>Pascal Dupretz s’affiche contre tout projet d’agrandissement de zone commerciale, d’aéroport ou d’autoroute. Il ne veut pas tant que possible des « grands projets inutiles », comme <em>« Magna Porta et son data center énergivore »</em>, projet d’implantation annoncé par Franck Proust, le 26 novembre dernier.</p>
<p>« Magna Porta permettra à Nîmes d’être toujours sur la carte TGV. Ce lieu a été choisi car il est sur une étoile ferroviaire. Il faut accélérer », réplique Julien Devèze. Lui veut sanctuariser les terres agricoles pour faire une ceinture nourricière. Julien Sanchez estime qu’il faut <em>« protéger les terres agricoles et viticoles »</em>.</p>
<h2>Voiture, bus, avion</h2>
<p>Les rejets des moteurs thermiques sont responsables en partie de la surchauffe urbaine. <em>« Il faut diminuer le passage de voitures à vide, promouvoir le transport en commun. Ligne T2, T3, T4, T5, je crois que nous l’avons démontré »</em>, assure Bernard Angelras, avant de louer le « succès » de Némovélo et de ses 50 stations de location de vélo.</p>
<p><em>« Je crois aux libertés individuelles »</em>, indique Julien Sanchez. Il rappelle que son <em>« parti a porté à l'Assemblée nationale la révolte contre les ZFE »</em> qui pénalisaient, selon lui, ceux qui <em>« n’ont pas les moyens de s’acheter de nouvelles voitures »</em>. Ces zones à faibles émissions devaient interdire l’accès aux centres-villes aux véhicules trop polluants. Avant de penser à <em>« moins de voiture », il estime qu’il faut penser « à mieux de transport en commun »</em>. Lui invite à augmenter l’offre de transport en commun mais aussi à <em>« améliorer le stationnement »</em>. Il rejette la gratuité des bus : <em>« Certains veulent la gratuité des petits déjeuners à l’école, des déjeuners, la gratuité des transports, sauf qu’à la fin, quelqu’un paie, c’est le contribuable. »</em></p>
<h2>Étendre la gratuité</h2>
<p>Michaël Delafosse a mis en place il y a deux ans la gratuité des transports pour les habitants de la métropole de Montpellier. La chambre régionale des comptes évoque « une hausse d’environ 20 % » de la fréquentation des bus et tramways. Selon la chambre, les recettes tarifaires sont passées <em>« de 40 millions d’euros en 2019 soit 37 % des coûts d’exploitation »</em>, <em>« à seulement 6 % en 2024 rendant le réseau beaucoup plus dépendant des subventions publiques et de l’endettement »</em>.</p>
<p>Franck Proust a instauré la gratuité pour les plus de 70 ans. Les collégiens et lycéens gardois bénéficient de transports scolaires gratuits, sauf ceux qui vivent dans la métropole nîmoise. Eux paient 70 euros par an, pour un aller-retour quotidien en semaine ou 90 euros pour une utilisation illimitée. Vincent Bouget veut étendre la gratuité pour les scolaires, les personnes en situation de précarité et un demi-tarif pour les retraités. Il réfléchit aussi à des gratuités ponctuelles ou à la gratuité par l’usage, qui permet d’obtenir des voyages gratuits au bout de plusieurs trajets. L’équipe de Julien Plantier souhaite aussi mettre en place la gratuité pour les moins de 18 ans. En matière de dépenses, Julien Devèze souligne qu’au niveau de l’aéroport de Nîmes, <em>« la majeure partie des lignes qui sont subventionnées sont des destinations plutôt sortantes »</em> : <em>« Je crois qu’on devrait peut-être réfléchir à un renoncement de ce subventionnement »</em>.</p>
<h2>Vélo, marche ou course à pied ?</h2>
<p>Si les candidats jugent positif le système de location Némovélo, beaucoup pointent des pistes cyclables discontinues et pas suffisamment sécurisées. Julien Devèze souhaite développer 50 km de pistes sur le mandat. Vincent Bouget évoque des « aides à l’achat » de vélo. Il veut mettre en place un plan d’investissement pour la voirie et des trottoirs, pour développer la marche.</p>
<p>Dans son programme, Franck Proust parle de course à pied. Il veut relier le bois des Noyers et les ex-pépinières Pichon, pour former un parc de 34 hectares avec « parcours de santé/course à pied clos, éclairé, surveillé et sécurisé ».</p>
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<h4 class="tt-encadre">Transition : qui a signé le pacte ?</h4>
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<p><em>« Sauvegarder les arbres existants en visant zéro abattage »</em>, <em>« étudier la possibilité de produire du froid à partir du réseau de chaleur actuel »</em>… Le 4 mars, date du bouclage de ce magazine, deux candidats, Vincent Bouget et Pascal Dupretz avaient signé le pacte. Deux autres candidats devraient s'engager selon les organisateurs. Les candidats doivent s’engager sur au moins 25 des 76 mesures. En 2020, Vincent Bouget, Stéphane Gilli, Daniel Richard et David Tebib s’étaient engagés avant le premier tour, Yvan Lachaud et Jean-Paul Fournier dans l’entre-deux-tours. En mars 2024, le collectif a dressé un bilan de l’équipe Fournier : <em>« On a considéré qu’ils avaient réalisé 40 % de ce à quoi ils s’étaient engagés »</em>, ce qui correspond « à la moyenne nationale ». Parmi les bons points, Jacques Sarda note la réduction de la consommation énergétique des bâtiments municipaux, l’extinction de l’éclairage nocturne, le développement du réseau de chaleur. Il a observé « un effort » sur les transports, sur la lutte contre les fuites d’eau et de <em>« gros efforts sur le développement du service biodiversité »</em>. Il estime que <em>« dans la campagne actuelle, les questions environnementales sont un peu en arrière par rapport aux questions de sécurité »</em>. Mais, il s’amuse de voir certaines idées revisitées. Le 30-300-3000 de Franck Proust rappelle un peu le 3-30-300 des associations de défense de l’environnement. Eux militent pour que chacun puisse voir trois arbres de sa fenêtre, que 30 % de la surface urbaine soit végétalisée et que chacun dispose d’un espace vert à moins de 300 mètres de chez lui.</p>
<p>*Il est aussi soutenu par le Pacte du pouvoir de vivre, Mémoire verte, le Secours catholique et AFD 30.</p>
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