Paul Gabriel, conseiller d’opposition sortant et candidat de l’union de la gauche à Saint-Gilles, a présenté son programme mardi soir, à la salle Jean-Cazelles.
Troisième et dernière réunion publique à Saint-Gilles. Mardi soir – comme diraient les enfants « plus que cinq dodos » avant le scrutin municipal – Paul Gabriel, 44 ans, père de trois filles, ingénieur territorial à la communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette, a présenté son programme. Une soixantaine de personnes était réunie à la salle Jean-Cazelles. Quatre de ses colistiers ont ouvert cette séquence pour expliquer leur engagement aux côtés du conseiller municipal d’opposition sortant. Parmi eux, Ange Prunier, chauffeur routier retraité, installé depuis « des décennies » dans la ville avec son épouse. Il assure connaître « les rues, les lieux et les habitants » et estime que Saint-Gilles « a besoin de nouveauté, d’une autre respiration. » Maria Paz Canadas, secrétaire comptable retraitée, née en Espagne sous la dictature franquiste, s’est confiée sur un engagement plus intime, lié à son « histoire familiale douloureuse » marquée par l’exil. « Ce pays, la France, qui nous a accueillis, est devenu le mien« , a-t-elle déclaré. Elle fait aujourd’hui le constat « d’un pays fracturé où se développent sans complexe les idées les plus nauséabondes de l’extrême droite« , et appelle les électeurs à soutenir une équipe « fidèle à ses valeurs humanistes, plus juste, plus solidaire et plus égalitaire« .
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Comme en 2020, le Parti socialiste et le Parti communiste français ont fait alliance. La liste Saint-Gilles Citoyenne, conduite par Paul Gabriel, énumère ses priorités : justice sociale, solidarité, égalité des chances et démocratie participative. Et d’assumer clairement cette orientation : « Nous sommes une liste de gauche, nous affichons nos couleurs et nous affirmons qui nous sommes« , insiste le candidat. Ce dernier a égrené plusieurs mesures sur diverses thématiques dont l’éducation, la santé, l’accès au logement, le développement du sport et de la culture, la mobilité ou encore la transition écologique. Il propose notamment la mise en place d’une cantine scolaire à un euro, le développement d’un centre de santé pluridisciplinaire, la création d’une mutuelle municipale, la construction d’une deuxième halle des sports et un soutien accru au sport féminin, aux associations en général, un plan de végétalisation de la ville, un renforcement des contrôles contre l’habitat insalubre promettant une tolérance zéro contre les marchands de sommeil.

• S.Ma
Toujours en matière de logement, « nous respecterons pleinement les obligations de la loi SRU, parce que la mixité sociale, ce n’est pas une contrainte mais une richesse« , abonde la tête de liste. La sécurité et la tranquillité publique font aussi partie du programme. Le candidat annonce la création d’un nouveau poste de police, ainsi qu’une présence renforcée sur le terrain. Mais il insiste également sur la prévention, avec des médiateurs de rue et des actions associatives pour la jeunesse. Autre dossier important, cher à l’ingénieur territorial, celui des mobilités. Paul Gabriel estime que les transports actuels ne sont « absolument pas satisfaisants« , indiquant vouloir, en concertation avec Nîmes métropole, repenser la desserte en bus de la ville, améliorer les liaisons avec les communes voisines et les zones d’activité. Il prévoit aussi de développer des pistes cyclables sécurisées et des cheminements piétons ombragés. Quant aux arènes, un sujet prégnant dans cette campagne à Saint-Gilles, la liste a notamment imaginé l’installation d’ombrières sur les gradins équipés de panneaux photovoltaïques.
Mais au-delà des mesures, Paul Gabriel a tenu à rappeler le sens politique de son engagement. « La solidarité n’est pas de l’assistanat, c’est la République en action« , a-t-il affirmé, défendant le rôle des services publics et de l’action municipale pour lutter contre les inégalités.
