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De nombreux médias soulignent l'urgence climatique. Ces unes de presse sont compilées au Climatographe, au Mont Aigoual.
Cet ancien observatoire météo est aujourd'hui un lieu de sensibilisation au changement climatique.
• <strong>© Sabrina Ranvier</strong>
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<p>Renaturation des espaces publics, mise en place de trois navettes électriques gratuites, plantation de 500 arbres… Le candidat sortant Christophe Rivenq défend son bilan et propose de poursuivre la <em>« politique de renforcement de la végétalisation urbaine » et de « renaturation des espaces publics »</em>. Mais il y joint un volet économique. Il propose de créer un fonds d’amorçage <em>« Alès, capitale des métiers du futur »</em> en partenariat avec Alès agglo et IMT Mines Alès « pour financer les start-up qui s’installent et développent des solutions sur l’énergie, l’eau et l’environnement ».</p>
<p>Paul Planque, pour Alès C vous, évoque pergolas, zones fraîcheur dans chaque quartier, végétalisation des façades, des cours d’école. Il désire <em>« réindustrialise Alès en partenariat avec IMT mines : encourager l'innovation verte et protéger l'environnement »</em>. Il compte aussi développer « un plan d’éducation aux enjeux environnementaux et écologiques » et implanter une ferme maraîchère bio municipale pour alimenter des cantines bio et gratuites.</p>
<p>Basile Imbert (PS+EELV) pour Alès commun propose un « grand plan municipal pour former aux métiers verts » sur la rénovation énergétique, les énergies renouvelables, l’agriculture bio. Il souhaite mobiliser <em>« 200 jeunes sur des chantiers d’insertion pour rénover des logements, végétaliser les quartiers, lutter contre les îlots de fraîcheur »</em>. Son objectif est de créer 1 000 emplois non délocalisables en cinq ans. Il compte aussi construire 500 logements sociaux à haute performance environnementale avec des matériaux locaux. Côté pouvoir d’achat, il défend une maison du vélo avec formations, locations, réparations à « prix accessible ». Il veut assurer la gratuité des bus pour les moins de 18 ans.</p>
<p>Anthony Bordarier (RN) propose de végétaliser et désimperméabiliser progressivement les cours d’écoles et certains espaces publics. Rénovation du bâti, remise sur le marché de logements vacants, amélioration de l’ombre, il souhaite <em>« améliorer le cadre de vie existant au lieu de bétonner »</em>. Autre idée : mieux gérer la ressource en eau et adapter éclairage, voirie, plantations et espaces publics pour renforcer la résilience aux épisodes extrêmes.</p>
<p>« Offensive aux 1000 arbres », « choc de végétalisation », « ville jardin »… Le programme de Marc Infantes (Alès moderne et authentique) adopte un ton martial pour parler d'adaptation climatique. Il veut réaménager les places minérales comme celle des Martyrs, planter des arbres de haute tige, développer le permis de végataliser, créer de nouveaux parcs et des cours Oasis.</p>
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• <strong>S.Ma, J.Rz et DR</strong>
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<h2>Arles : patrimoine et adaptation au changement climatique</h2>
<p>65 hectares classés à l’Unesco, 421 en « zone tampon ». Est-il possible de créer des îlots de fraîcheur dans une ville soumise à d’importantes exigences de protection ?</p>
<p>Oui, assure l’équipe de Nicolas Koukas (gauche hors LFI). Elle met en avant le travail effectué par le paysagiste belge Bas Smets au parc des Ateliers. Cet ancien site industriel, voisin du site classé des Alyscamps, était un calvaire en été. Bas Smets assure, sur la RTBF, qu’en plantant 80 000 plantes, en aménageant un étang, en modelant le paysage en fonction du vent, il a réussi à faire baisser la température de 5 à 7° C et la température ressentie de 20°. Mais ce projet a été financé par un privé, la fondation Luma.</p>
<p><strong>Plein feu sur les écoles</strong></p>
<p>Que proposent les candidats ? Patrick de Carolis, maire sortant, évoque la poursuite du plan « une naissance un arbre » et la création d’une « forêt des enfants ». Son programme mentionne la rénovation énergétique des bâtiments publics et un fonds d’aide pour celle du parc de logements. Il veut assouplir la réglementation pour installer des panneaux solaires photovoltaïques. Il compte installer des fontaines miroirs d’eau à Barriol, Griffeuille et au Trébon. Il souhaite végétaliser les rues, créer des ombrières. Il propose de créer une salle fraîche dans chaque école.</p>
<p>Isolation, désimperméabilisation, Jean-Luc Jalabert, son ancien premier adjoint, qui est aussi candidat, annonce la rénovation énergétique de 20 écoles durant le mandat. Il compte intégrer les enjeux de végétalisation dans la performance énergétique des projets. Il souhaite végétaliser et faciliter l’installation de plantes sur les façades et d’ombrières végétales en centre-ville et créer un îlot de fraicheur place de la République.</p>
<p>Rénovation énergétique des bâtiments scolaires, végétalisation des cours… Jecilla Regad (LFI) propose un plan d’investissement de 24 millions d’euros dans les écoles. Son programme comporte aussi des transports gratuits, notamment pour les plus de 65 ans, les étudiants, les familles nombreuses.</p>
<p>Remy Benson (RN) veut végétaliser les places du Forum et de la République. Il évoque aussi la <em>« rénovation énergétique obligatoire des bâtiments anciens, des toits solaires sur les équipements publics et la création d’îlots de fraîcheur »</em>. A Trinquetaille/Griffeuille/Barriol/Trébon, il prévoit l’ <em>« isolation obligatoire des logements, des ceintures vertes, des zones naturelles d’expansion des eaux et des réseaux chaleur renouvelable »</em>.</p>
<p>Nicolas Koukas évoque aussi la gratuité des bus (elle pourrait être partielle dans un premier temps, c'est à dire réservée aux jeunes, faibles revenus et seniors) et la rénovation des écoles. Lui veut végétaliser places et aires de jeux et organiser une convention citoyenne locale pour le climat pour associer les habitants aux décisions. Il souhaite acquérir un terrain dans la zone industrielle Nord pour y créer un parc municipal. Autre idée : offrir une alternative à la climatisation en créant des réseaux de froid, ou l'exploitation de solutions de rafraîchissement par géothermie.</p>
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L'architecte paysagiste Bas Smets a réussi à transformer le très aride parc des ateliers SNCF en îlot de fraîcheur. Ci-dessous, les travaux de végétalisation et de création de collines effectués en 2021.
• <strong>© Sabrina Ranvier</strong>
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<p><strong>Calades, soupirails…</strong></p>
<p>En 2023, architectes, urbanistes et paysagistes ont participé à "Acclimatation(s)", une résidence d'architecte** sur les îlots de chaleur en centre historique. Ces experts ont identifié les points forts de l’architecture traditionnelle arlésienne : calades pavées, construction en pierre de taille, soupiraux donnant dans des caves ventilées… Ils ont organisé des ateliers pour apprendre aux habitants à fabriquer des protections solaires en osier. Trois grandes idées ont été mises en avant pour rafraîchir la ville : placer des ombrages en vannerie au-dessus de la rue de la République, déterrer le canal de Craponne, réaménager la place entre l’amphithéâtre et le théâtre romain avec fontaine, arbres et sol perméable à la place du bitume.</p>
<p><em>*Sollicitée, la liste d'Anne Testut n'a pas pu donner son programme avant le bouclage de cette édition.</em></p>
<p><em>**Elle a été organisée par la Drac Paca, en partenariat avec la Ville, la maison d'architecture et de la ville et Agir pour le vivant.</em></p>
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