16 mois ferme pour violences conjugales à Trouville

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Jugé en comparution immédiate vendredi 20 mars 2026 pour violences sur sa conjointe en récidive et en présence de leurs deux enfants, le prévenu de 32 ans dit avoir hérité de la violence de son grand-père. On apprendra seulement au cours de la plaidoirie de son conseil que son aïeul avait tué sa femme. « Pour lui, c’est naturel de frapper sa femme. C’est le cœur du problème » a déploré la représentante du ministère public.

Il était revenu vivre chez la victime

Le trentenaire avait déjà été condamné le 14 avril 2023 par le président du tribunal judiciaire de Caen à un an de prison sous bracelet électronique pour violences sur sa conjointe. Alors qu’il avait interdiction d’entrer en contact et de paraître à son domicile pendant deux ans, il était revenu vivre chez elle, à Trouville-sur-Mer (Calvados), courant janvier 2025.

Dès lors, la violence avait repris, essentiellement psychologique et verbale. D’une jalousie maladive, il l’avait notamment menacée de mort si elle rencontrait quelqu’un.

« Avant, elle ne me répondait jamais »

Mercredi 18 mars, dans la matinée, l’homme lui a porté un coup de poing au visage, qui a cassé ses lunettes de vue. Cette fois-ci, la victime a appelé le commissariat. Interpellé en ville par les forces de l’ordre, le prévenu a été placé en garde à vue où il a été trouvé porteur de cinq faux billets de 50 €. Des coupures grossières qu’il achetait sur Internet et qu’il confiait à des mineurs pour lui faire de la monnaie. « Je leur donnais 10 € par billet. C’est mieux que de vendre la drogue » a-t-il précisé aux enquêteurs.

Encadré par trois policiers dans le box du tribunal de Lisieux, l’homme explique avoir « remis en place » la femme qu’il ne reconnaissait plus. « Je me sens trahi. Avant, elle ne me répondait jamais. Maintenant, elle fait tout pour faire sortir la colère et la haine que j’ai en moi. Elle savait pourtant quel était mon genre de personnalité. »

« Quand je dis quelque chose… »

Il reconnaît sans difficulté avoir menacé sa conjointe de la tuer si elle recevait un homme chez elle, avant de préciser, au grand dam de son avocate : « Je suis quelqu’un de droit. Quand je dis quelque chose, je le fais. J’aime bien tenir mes promesses. » Des propos spontanés qui auront certainement pesé lourd dans le jugement rendu par les magistrats.

Le trentenaire est condamné à 16 mois de prison avec mandat de dépôt. Il a l’interdiction d’entrer en contact avec la plaignante et de paraître à son domicile pendant 3 ans avec exécution provisoire. Le tribunal prononce le retrait total de son autorité parentale sur ses deux enfants et la confiscation des cinq faux billets. L’affaire est renvoyée sur intérêt civil au 19 juin.

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