L’essentiel de l’affiche de la 21e édition d’Arabesques, rencontres des arts du monde arabe de Montpellier, du 8 au 20 septembre, a été dévoilé : elle est tout bonnement exceptionnelle !
Ça, c’est vache ! Alors qu’on se réjouissait de l’imminence de la haute saison culturelle qui, cette année, promet d’être fantastique dans la région, Arabesques dévoile l’essentiel de la programmation de sa 21e édition, et voilà qu’on a hâte d’être à l’automne ! Bien sûr, on exagère, pas question de ne pas savourer la Comédie du livre, le Printemps des comédiens, le Festival de Nîmes et tous les autres, tous les autres, mais quelle affiche, aux Rencontres des arts du monde arabe de Montpellier !
Les deux premières soirées à l’Opéra-Comédie (avec la complicité de l’Opéra-orchestre de Montpellier) valent qu’on bloque immédiatement ces dates : le 8 septembre, la chanteuse marocaine Oum présentera son nouvel album, Dialddar, somptueuse exploration de sa culture dans une formation minimaliste de voix et de percussions, puis le 9 septembre, le génial pianiste et chanteur franco-libanais Bachar Mar-Khalifé rendra hommage à Christophe, dont il devint proche dans ses dernières années.
Coups de cœur assurés
Le premier week-end au Domaine d’O mérite également d’être surligné sur le calendrier. Le 11septembre, on aura le plaisir de retrouver au théâtre Jean-Claude-Carrière, Imarhan, quintet originaire de Tamanrasset qui, depuis dix ans, incarne la nouvelle génération du blues électrique touareg, et à l’amphithéâtre d’O, Anouar Brahem, esthète tunisien du oud dont le dernier album, le sublime et méditatif After the last sky, s’inspire d’un vers métaphysique de Mahmoud Darwich : « Où les oiseaux doivent-ils voler après le dernier ciel ? »
Le 12 septembre, l’Amphi d’O accueillera Sahravane, projet la chanteuse phare du Sud algérien Souad Alsa et le précieux pianiste cubain Omar Sosa autour des rites et chants de la musique de la Saoura.
Enfin, le 13 septembre, un éclat de rire collectif à l’Amphi d’O en compagnie du très rigolo Amine Radi et deux coups de cœur certains et durable avec d’une part, Meryem Aboulouafa, éblouissante chanteuse de trip-hop oriental à la voix bellement plaintive, et d’autre part, Daoud, exubérant trompettiste de jazz qui n’aime rien tant qu’en élargir les horizons.
À ce stade, comme on est lancé, on bloque également le week-end suivant au Domaine d’O. D’emblée, un nouveau coup de cœur (prévenez votre cardiologue) le 18 septembre à l’Amphi d’O : Ino Casablanca, 25 ans, est un jeune rappeur renversant qui pose son flow nonchalant (mais brillant) sur des sons oscillant entre inspirations maghrébines, caribéennes et latines.
Le lendemain, le théâtre Jean-Claude-Carrière accueillera Yasmine Hamdan, pionnière de la scène électro trip-hop beyrouthine avec son duo Soap Kills et artiste solo accomplie comme en témoigne son magnifique troisième album, I remember I forget, marqué par le chaos qui fait rage.
Enfin, le 20 septembre, deux découvertes nous attendent (mais n’attendent pas) encore au théâtre Jean-Claude-Carrière : d’un côté, l’incroyable chanteur et slameur cairote Abdullah Miniawy dont le disque Peacock dreams avec juste deux trombonistes est pure splendeur, et de l’autre côté, la collaboration euphorisante et dansante entre le trio Trans Gnawa Express et le duo Samifati.
Quant au tout dernier rendez-vous à l’Amphi d’O, il est confié à la grande chanteuse folk d’origine kabyle Souad Massi qui vient tout juste de publier un 11e album remarquable, rock, concerné et audacieux, Zagate, avec la complicité du producteur et guitariste anglais Justin Adams.
Bref, on se retient d’avoir trop hâte, mais ce n’est pas facile !









