Mannie Rosario parcourt les routes secondaires de France en skate-board. Une aventure menée avec son épouse Florence pour diffuser, à leur manière, un peu d’optimisme.
L’initiative pourrait paraître vaine, ou dérisoire mais elle possède la saveur incomparable de la sincérité avec laquelle Mannie Rosario, 57 ans, relève le défi qu’il s’est lancé. Français d’origine portoricaine il poursuit un tour de France en skate-board pour « envoyer un message positif pour l’humanité. Il se passe beaucoup de choses négatives. Beaucoup de gens se posent des questions, se demandent de quoi demain sera fait. Je veux montrer d’une manière très simple que même avec l’IA, les guerres, le chômage… on peut, très simplement, porter un message d’espoir », explique-t-il. Ce jeudi, il poursuivait son périple autour du Salagou, à Octon, avant de reprendre la route vers Bédarieux.
Uue vingtaine de km par jour en moyenne
Fringant quinquagénaire qui paraît avoir découvert les secrets de jouvence, le jeune grand-père souhaitait aussi célébrer 20 ans d’activités physiques à laquelle il s’astreint quotidiennement. Depuis janvier, accompagné de son épouse Florence qui l’accompagne en mobil-home, « Mannie » a déjà parcouru toute la côte méditerranéenne, soit près de 600 kilomètres, en partant de Cerbère jusqu’à Menton par des routes secondaires. En respectant une moyenne d’une vingtaine de kilomètres par jour, moyenne plombée par les pluies puis le vent, le duo s’est octroyé quelques jours de repos avant d’entamer la deuxième phase de leur périple en direction de Messanges, dans les Landes où ils devraient arriver fin avril. Si tout va bien, Mannie aura alors parcouru près de 1 200 km à la force des mollets.
« On s’octroie quelques périodes de repos, car c’est très éprouvant physiquement, mais, ensuite l’idée, c’est de faire tout le tour de la France », assure Florence.
Depuis cinq ans, le couple vit dans son camping-car et subsiste en travaillant en ligne ou en assurant des travaux saisonniers. « Jusqu’à l’année dernière, j’écrivais du contenu pour une application d’apprentissage de langues. Mais avec l’arrivée de l’IA, ils se sont débarrassés de quasiment tout le personnel qui créait du contenu. Aujourd’hui, je travaille encore un peu pour eux, je corrige ce que fait l’IA… Mais nous n’avons pas vraiment remplacé ce que notre ancienne activité rapportait « , raconte Florence. Lui, ex-ingénieur réseau, continue de travailler en ligne ou sur des projets de langue… Quand il n’est pas sur son skate board.« Car ce tour de France, cela prend tout de même un peu de temps », s’amuse Florence. Un pari, un peu fou qui n’est pas sans rappeler l’aventure de Forest Gump… Sur leur chemin, ils offrent aux gens qu’ils croisent des graines de fleurs. De quoi nourrir papillons et abeille, « On espère semer des graines positives et changer un peu le monde. Et il va falloir que l’on soit nombreux… », clonclut Florence.








