Sur la place du Foirail, la capitaine Marie-Pierre Pelissier a succédé au commandant Marc Toulouse à la tête du centre de secours de Mende, dans une cérémonie empreinte de respect et de transmission.
Sur la place du Foirail, à Mende, les sapeurs-pompiers se sont rassemblés, ce vendredi 3 avril 2026, pour une cérémonie de passation de commandement entre le commandant Marc Toulouse et la capitaine Marie-Pierre Pelissier. Un moment important dans la vie du centre, au croisement de l’héritage et de l’avenir.
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Au rez-de-chaussée de l’espace événements Georges-Frêche, les prises de parole ont rappelé le sens de cet instant. « Bien plus qu’un simple protocole, elle symbolise l’esprit de corps et l’engagement sans faille de celles et ceux qui ont choisi de servir et de protéger », a souligné le colonel Frédéric Lhomme, directeur du Service départemental d’incendie et de secours de la Lozère (Sdis 48).
« Cœur et compétences »
Après plus de quarante ans d’engagement, dont plusieurs années à la tête du centre, le commandant Marc Toulouse a transmis le relais. Entré chez les sapeurs-pompiers en 1983, il a gravi tous les échelons jusqu’à être nommé chef de centre en 2022. Une fonction qu’il quitte aujourd’hui pour exercer pleinement ses responsabilités de chef de la compagnie Mende (quatre centres Mende, Chanac, Saint-Étienne-du-Valdonnez et Monts-de-Randon), dans un cadre de non-cumul des responsabilités.
« Une page se tourne tant pour le centre que pour moi », a-t-il déclaré, avant d’assurer passer le relais « avec confiance, sérénité », convaincu que « cette belle équipe de volontaires sera managée avec cœur et compétences ».
« En blanc et en rouge »
Une confiance d’autant plus forte que la désignation de sa successeure s’est faite au terme d’un processus exigeant. Trois candidats étaient en lice pour ce poste, et Marc Toulouse lui-même faisait partie du jury.
À 44 ans, Marie-Pierre Pelissier devient la première femme à diriger le plus important centre de secours du département. Infirmière et cadre de santé à l’hôpital Lozère, elle porte un double engagement qu’elle résume simplement : « En blanc et en rouge. »
Un parcours solide
Dans un discours empreint de sincérité, elle a évoqué ses débuts, au lycée Chaptal, lors d’une formation de secourisme. « J’ai compris que je pouvais porter secours juste avec mes mains », a-t-elle confié. Depuis, elle a construit un parcours solide, mêlant compétences opérationnelles, formation et engagement collectif.
Face aux sapeurs rassemblés, elle a insisté sur la force du collectif. « Un chef seul n’est rien. Une troupe seule n’est rien. C’est ensemble que cela doit fonctionner », a-t-elle affirmé, plaidant pour la concertation et « l’intelligence collective ».
« Une bien belle personne »
Le centre de secours de Mende devra faire face à des enjeux importants. Celui-ci enregistre une progression de 8 % du nombre de ses interventions à la fin du premier trimestre 2026. L’organisation et la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires seront au cœur des priorités.
Au moment de transmettre le commandement, l’émotion s’est invitée sans jamais prendre le dessus. Marc Toulouse a tenu à s’adresser aux parents de la nouvelle cheffe de centre : « Je souhaite à présent me tourner vers eux pour leur dire à quel point ils peuvent être fiers d’avoir une fille comme toi, une bien belle personne. »
Une mère comblée
Un peu plus tôt, Marie-Pierre Pelissier avait elle-même évoqué ses enfants, Simon et Camille. « Je puise chaque jour, dans leurs regards et nos échanges, tout le sens de mon engagement. »
Entre reconnaissance du chemin parcouru et regard tourné vers l’avenir, la cérémonie a rappelé une chose essentielle : à Mende, l’engagement se transmet, se partage et continue de s’écrire collectivement.








