En Lozère, le denier de l’Église relancé pour financer ses missions et ses acteurs

admin
Par
admin
3 min de lecture

La campagne 2026 du denier est lancée. Objectif : mobiliser davantage de fidèles pour financer les charges humaines du diocèse, alors que les recettes peinent à couvrir des besoins en hausse.

La campagne du denier de l’Église a été officiellement lancée les 28 et 29 mars 2026 en Lozère. Une ressource essentielle pour le diocèse, qui repose presque exclusivement sur la générosité des fidèles.

« Le diocèse ne vit que des dons », rappelle l’évêque Mgr Pelletier. Si les quêtes et offrandes financent la vie quotidienne des paroisses, le denier, lui, sert surtout à rémunérer les personnes. « Les prêtres, les laïcs en mission ecclésiale, ceux qui ont reçu une mission », précise-t-il.

Environ 1 500 donateurs

En Lozère, le don moyen s’élève à environ 290 € par an. Un niveau jugé correct, voire supérieur à d’autres territoires. « Par rapport à mon ancien diocèse, les fidèles sont dix fois plus généreux », estime le prélat.

Mais tous les pratiquants ne contribuent pas. « Tous ceux qui participent à la messe ou demandent des services ne donnent pas forcément au denier », observe le père Michel, le vicaire général. Aujourd’hui, environ 1 500 donateurs sont recensés. L’enjeu est donc clair : élargir cette base.

Les legs, une ressource importante

D’autant que les finances restent fragiles. En 2025, les besoins étaient de 679 000 €. La collecte, elle, s’est établie « un peu en dessous de 600 000 € ». Un déficit comblé par d’autres ressources. « Les dons n’arrivent pas à équilibrer les charges. On compense avec des legs ou des placements », explique le vicaire général.

Les legs, justement, font l’objet d’une attention particulière. Une campagne d’information est menée dans les paroisses. « Beaucoup de personnes ne savent pas comment procéder. Il y a un cadre juridique très précis », détaille Adrien Rodrigues, le chargé de communication. Une démarche délicate, souvent familiale, qui nécessite accompagnement et pédagogie.

34 prêtres

Autre idée reçue à combattre : celle d’un financement extérieur. « Certains pensent que l’on reçoit des subventions de l’État ou du Vatican », note l’évêque. En réalité, seule une réduction fiscale de 66 % constitue une aide indirecte.

Aujourd’hui, le diocèse compte 34 prêtres, dont 26 en activité. Une population vieillissante, puisque 15 ont plus de 75 ans. Leur traitement s’élève à environ « 1 200 euros », incluant salaire et intentions de messe.

Toute l’année pour donner

La campagne 2026, qui se poursuivra jusqu’au 31 décembre avec un pic attendu à la Toussaint, doit aussi accompagner de nouveaux projets, comme la rénovation de la maison diocésaine. Les dons peuvent être effectués par chèque, virement, en ligne, de manière ponctuelle ou mensuelle.

Une collecte qui s’échelonne toute l’année. Avec un mot d’ordre : convaincre davantage de fidèles que leur contribution reste indispensable au fonctionnement de l’Église locale.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr