Proposé par le syndicat Force ouvrière, Olivier Hallay a été élu président de la Caisse d’allocations familiales de l’Hérault. Une élection obtenue de justesse dans un conseil d’administration marqué par les départs anticipés de ses deux derniers responsables.
Il est la nouvelle tête de la Caisse d’allocations familiales de l’Hérault. Olivier Hallay, présenté par le syndicat Force ouvrière, a été élu président de la CAF, le 11 février dernier pour un mandat de quatre ans.
Élu de justesse
Une élection obtenue de justesse (10 voix contre 9 pour le candidat de la CPME) au sein d’un conseil d’administration de la caisse marqué par les fractures après les départs anticipés de ses deux derniers responsables, Laurent Teissier, démandaté par son syndicat CGT et Bruno Vic, issu du Medef, rattrapé par un différend familial incompatible avec la mission.
Dans ce cadre mouvementé, Olivier Hallay, travailleur social de formation et ancien élu à Galargues dans le Gard espère « apaiser les choses, déminer un peu les rapports tendus, compliqués » observés au conseil d’administration après les secousses de la gouvernance.
« Ensuite, mon objectif est de redonner une place au politique sur le champ de compétences de la CAF en allant rencontrer les structures en lien avec la caisse, les associations, les centres sociaux, les communes. J’ai attendu la fin des élections municipales pour le faire », ajoute-t-il.
Un poids lourd de l’aide aux familles : 1,8 milliard distribué
La Caisse d’allocations familiales de l’Hérault est un poids lourd dans la distribution d’aides sociales. Elle comptait un peu plus de 301 000 allocataires en 2024 qui correspondent à 629 000 personnes couvertes par une prestation légale.
Le montant de ces prestations s’élevait, toujours en 2024, à 1,8 milliard d’euros auquel s’ajoutent 147 millions versés à des partenaires de la caisse.
Place au politique
Le nouveau responsable, entend également « recenser les besoins afin que les allocataires soient satisfaits. Et impulser des projets qui ne seraient pas encore couverts par la CAF. Je veux qu’on prenne le temps de mieux étudier les dossiers présentés. C’est aussi cela redonner de la place au politique même si on a confiance dans les services ».
Olivier Hallay admet un début de mandat « difficile » mais assure incarner une nouvelle méthode. « Je défends vraiment la volonté de travailler collégialement. Mais je serai un président actif. Le président « inauguration » ce n’est pas pour ça que j’ai accepté la mission. »








