Feria d’Arles : Les naturelles d’El Rafi font chavirer Arles pour la clôture

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Le torero Nîmois a ouvert la grande porte en coupant trois oreilles. Un trophée pour Colombo qui a perdu le triomphe avec l’épée. Manuel Escribano a touché le moins bon lot de Murteira Grave.

La présentation des toros de Murteira Grave a séduit les aficionados pour la clôture de la Feria d’Arles par leur présentation digne d’une arène de première catégorie et la variété de leur pelage. D’autant que quatre toros réunissaient les qualités pour obtenir un trophée et les deux derniers ont permis à Jesus Enrique et Colombo de livrer les deux faenas entretenues de la feria.

Au-delà du retour réussi des braves portugais, cette corrida de clôture a livré un autre enseignement. Les cartels de banderilleros semblaient vintages et ont été progressivement abandonnés depuis un quart de siècle après les périodes fastes de Nimeño II, Espla, Mendes, Milian, El Soro ou Morenito de Maracay. Et là encore, le pari a été un succès car voir alterner Escribano, Colombo et El Rafi a offert une dimension spectaculaire qui a accru l’intérêt d’une corrida longue de trois heures.

Les quatre séries de naturelles d’El Rafi…

Enfin, cette corrida pourrait servir de déclic pour El Rafi sur le chemin à emprunter pour l’avenir. Le torero Nîmois a prouvé dans les tercios de banderilles, avec ses naturelles et l’efficacité de ses épées qu’il pouvait occuper une place de choix dans l’escalafon.

Pourtant, la révélation a été longue à venir. Pendant un toro et demi, El Rafi a fait le métier. Deux belles séries de naturelles et une lame foudroyante lui ont offert l’oreille de son premier opposant.

Mais le public restait sur sa faim en espérant plus d’ambition et de don de soi dans un toreo qui restait assez superficiel.

Mais soudain la lumière surgit.

Ou plutôt quatre éclairs ont illuminé le ruedo arlésien dans la seconde partie de sa dernière faena.

Quatre séries de naturelles magnifiques.

En toréant par le bas, avec rythme et lenteur, en pliant le toro autour de sa taleguilla et en changeant la suerte.

Quatre séries dignes des plus grandes figuras concluent d’une estocade parfaite et les deux mouchoirs sont justement tombés du palco.

Colombo frôle la grande porte

En quatre séries, El Rafi a livré sa prestation la plus aboutie comme matador de toros et sa situation dans l’échiquier taurin pourrait diamétralement changer s’il les répète en permanence dans ses prochaines échéances pour la Copa Chenel et à Nîmes.

Jesus Enrique Colombo a également démontré qu’il avait sa place dans toutes les ferias françaises avec son toreo spectaculaire à la cape, aux banderilles et à la muleta. Son ambition de tous les instants a été complétée par les deux plus belles estocades de la Feria avec un engagement total.

Seul le descabello l’a privé d’une seconde oreille et de la grande porte face à l’excellent 5e Murteira Grave. Il a réalisé quatre séries profondes sur les deux rives après avoir brillé à la cape et électrisé le public aux banderilles.

Escribano malchanceux

Manuel Escribano fêtait son retour dans le Sud-Est avec l’espoir de triompher. Le torero de Gerena a fait preuve d’une envie de tous les instants alors qu’il a touché un lot de Murteira Grave avec aucune option de succès. Il s’est montré bien au-dessus des conditions de son premier mais des échecs au descabello lui ont fait perdre une oreille. Il a ensuite été obligé d’abréger son second combat face à un toro invalide dès le début de la faena.

La fiche de la corrida

Lundi 6 avril (16 h 30).

Arènes d’Arles. 1/3 entrée.

Toros de Murteira Grave.

Manuel Escribano : salut après deux avis et salut.

Jesus Enrique Colombo : salut et oreille.

El Rafi : oreille après avis et deux oreilles.

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