Le 28 août 2025, une jeune femme dépose plainte au commissariat de Dieppe (Seine-Maritime) à l’encontre de son conjoint. Ils sont en couple depuis 2022 et il se montre souvent humiliant, insultant, menaçant. Lors du jugement au tribunal, le président est revenu sur un épisode en particulier. Episode où le prévenu a menacé sa compagne.
Il veut la jeter dans la Seine
Ainsi, un jour, alors qu’il pensait qu’elle avait piraté son téléphone, il la traite de « salope » et de « cachalot » et menace de la jeter dans la Seine, ce qui, sur le territoire dieppois, semble tout de même compliqué.
Elle lui reproche également de lui avoir tordu les tétons. La jeune femme indique aux policiers qu’elle a déjà contacté une plateforme d’écoute des femmes victimes de violences et que c’est son interlocutrice qui lui a conseillé de déposer plainte.
En garde à vue, l’homme reconnaît les menaces, mais il indique qu’il ne les pensait pas. Sur la maltraitance, il dit que c’est par jeu : « On se fait des fraises… ». Et ajoute : « C’est vrai que quand on joue, je suis un peu trop brute, un peu trop brusque ».
À la barre, il conteste avoir donné des coups et prétend que sa femme a tendance à inventer. Et il précise d’ailleurs qu’elle a écrit pour retirer sa plainte. Enfin, pour compléter sa défense, il ajoute : « Je ne suis pas violent, je ne suis pas alcoolique. »
Voilà qui ne rassure pas spécialement la procureure de la République qui explique au passage qu’un courrier de retrait de plainte de la part d’une victime n’a pas d’impact sur les poursuites qui relèvent du parquet.
Elle requiert une peine de six mois de prison avec sursis et une interdiction de détenir une arme pendant deux ans.
Le tribunal suit ces réquisitions et prononce une interdiction de paraître au domicile de la victime pendant deux ans. Le couple continue de se voir mais vit séparément et le tribunal veut ainsi sanctuariser le domicile de la victime pour qu’elle ait un endroit où se réfugier en cas de soucis.
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