Ce mardi 7 avril, une quarantaine de personnes ont manifesté dans la cour de la petite école Rangueil, dans le quartier Gambetta, qui pourrait perdre une de ses trois classes à la prochaine rentrée.
Pour une prévision de deux élèves de moins à la rentrée prochaine, la petite école maternelle de la rue Rangueil pourrait perdre une de ses trois classes. « Mais passer de 51 à 49 élèves ne peut justifier la fermeture d’une classe, surtout ici où beaucoup d’enfants sont allophones ou en difficulté sociale ou d’apprentissage », lance Lola, une des mamans qui a lancé une pétition qui a recueilli 300 signatures en trois jours.
Ce mardi matin, une quarantaine de personnes ont manifesté dans la cour de l’école pour dire leur inquiétude. « Ici, c’est une école orpheline, explique Marie-Pierre Quesada, du comité de quartier Gambetta-Révolution. C’est-à-dire que toutes les conditions sont réunies pour être classée en Rep mais il lui manque d’être rattachée à un collège lui-même en Rep… » Alyson Rochet, une maman déléguée, résume : « Faire des classes à deux niveaux avec 25 enfants au lieu de 17 actuellement, c’est mettre élèves et enseignants en difficulté ». Et l’équipe enseignante observe que les effectifs ne sont pas figés et évoluent au fil des mois.
Passer de 17 à 25 élèves par classe
« Car ici 75 % des enfants sont non francophones, beaucoup arrivent toute l’année, du foyer de la Providence, d’hébergements d’urgence, avec des parcours de vie instable. Il y a aussi beaucoup de situations de handicap. On ne peut pas exiger l’inclusion et en même temps supprimer les moyens qui rendent cela possible », martèle Adrien Héritier, référent carte scolaire du Snudi-FO. « Nous sommes dans un Quartier prioritaire de la ville, l’éducation ne peut être une histoire de calculette », ajoute Janie Arnéguy, déléguée aux comités de quartier.
La future carte scolaire prévoit 62 fermetures de classes dans le Gard et quatorze ouvertures. « Un triste record », grince Laure Pellet, la secrétaire départementale du Snudi-FO. Le nouvel adjoint à l’Éducation, Pierre-Edouard Detrez, assure « être combatif et auprès des familles », alors que, à Nîmes, 18 écoles sont concernées par 19 suppressions de classes !
Les syndicats appellent les familles à venir manifester jeudi 9 avril, à 13 h 30, devant l’inspection académique où sera étudiée la carte scolaire.






