Ce dimanche 26 avril, en fin de matinée, au monument aux morts de l’avenue Jean-Jaurès, les autorités civiles et militaires ont commémoré la journée du Souvenir de la déportation. L’occasion de rappeler qu’un millier de Gardois ont été déportés lors de la Seconde guerre mondiale.
Si la cérémonie du Souvenir de la déportation a été solennelle ce dimanche 26 avril, en matinée, au monument aux morts de l’avenue Jean-Jaurès, elle n’a pas perdu aussi sa dimension émotionnelle grâce à la lecture du message de Jean-Paul Boré. Le président de la délégation gardoise des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation a rappelé les horreurs de la Seconde guerre mondiale avec la découverte des camps de concentration par les armées libératrices.
« Les survivants erraient, le regard vide, le corps décharné, pour certains, on leur avait tatoué un numéro. Il s’agissait d’une entreprise systématique de déshumanisation poussée à l’extrême, jusqu’à la pratique d’expériences pseudo-médicales par des médecins nazis sans scrupule. Malgré l’avancée des forces alliées, le 3e Reich n’a pas renoncé à son dessein mortifère. Il ordonne l’évacuation des survivants des camps qui se transforment en impitoyables marches de la mort. »
Le courage des survivants des camps
Avant le dépôt de gerbes, devant les autorités civiles et militaires, les nombreux élus de la majorité municipale, autour du maire Vincent Bouget, le sénateur LR Laurent Burgoa et les représentants du Rassemblement national, Jean-Paul Boré a souligné le courage des survivants des camps : « Ils ont, malgré leur propre traumatisme, pris le chemin courageux du témoignage. Au moment où les derniers déportés nous quittent, la commémoration de leur engagement et de leur sacrifice doit continuer d’être un rempart contre l’ignorance, l’oppression, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie ou le masculinisme, toutes formes de discriminations. »
L’occasion de parler des valeurs essentielles de paix, de liberté et de dignité. Devant le mémorial de l’avenue Jean-Jaurès, là où les noms des déportés gardois sont gravés sur de grandes plaques métalliques, un rappel du bilan de la déportation a fait froid dans le dos : 1 161 déportés gardois recensés dont 669 Résistants, des politiques, 491 Juifs dont 66 enfants. 720 ont été assassinés dont 440 Juifs (parmi eux 61 enfants). 444 ont été rescapés des camps.








