Le syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa Justice annonce un blocage de la maison d’arrêt de Nîmes lundi 27 avril

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Lancé au niveau national, le mouvement devrait être suivi par l’ensemble des syndicats représentés sur l’établissement.

Le syndicat des agents pénitentiaires Ufap-Unsa Justice annonce une mobilisation nationale ce lundi 27 avril à l’échelle nationale, notamment pour dénoncer leurs conditions de travail. Sur la maison d’arrêt de Nîmes, seul établissement pénitentiaire du Gard, un blocage de l’ensemble des entrées et sorties du site est prévu à partir de 6 heures.

L’Ufap, qui devrait être suivie dans ce mouvement par l’ensemble des syndicats représentés sur l’établissement, entend alerter sur le manque criant de personnel au sein de l’établissement pénitentiaire dont le taux d’occupation a explosé ces derniers mois, passant de 145 à 250 % en dépit de l’inauguration récente de son extension, son « dispositif d’accroissement de capacité » – DAC, en août dernier.

« La situation des personnels est extrêmement inquiétante. Les agents quels que soient leur grade et fonction sont épuisés, rappelés régulièrement sur leurs week-ends pour pallier les manques d’effectifs. À leurs conditions de travail extrêmement difficiles, s’ajoute désormais la fin de leur vie de famille !« , dénonce Mathilde Carillo, représentante de l’Ufap à la prison de Nîmes.

Numerus clausus

À l’échelle de la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Toulouse dont dépend la maison d »arrêt de Nîmes, près de 400 postes dont 250 de surveillants, ne seraient pas pourvus à ce jour.

« À la première urgence, de combler au plus vite ces vacances d’emploi, s’ajoute celle de désengorger les prisons de toute urgence. La maison d’arrêt de Nîmes compte 774 détenus pour… 341 places. On y dénombre 170 matelas au sol. « , pointe là encore Mathilde Carillo, pas vraiment rassurée par la construction confirmée par le ministre de la Justice d’un nouvel établissement de 700 places dans le département dont la livraison est annoncée pour 2030.

«  La seule solution aujourd’hui, ce serait pour chaque établissement, un numerus clausus applicable à chacun des quartiers (détention classique, quartier des femmes, semi-liberté, …)« , assure la représentante syndicale, rappelant que le Garde des Sceaux en aurait validé le principe. Reste à savoir néanmoins quand et surtout comment celui-ci pourrait être effectivement mis en place dans un pays comme la France. Un pays où le nombre d’incarcérations augmente encore et toujours plus et à une vitesse effrénée (on dénombre à ce jour 88 000 détenus dans le pays). Sans que la construction de nouvelles places de prison n’arrive clairement à suivre.

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