L’atelier de tapis ouvre ses portes vendredi 10 et samedi 11 avril, avec une table ronde, des visites, des initiations et des rencontres avec les scolaires et le public.
À l’occasion des Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA), la manufacture de tapis de la Savonnerie de Lodève participe au Printemps des Manufactures, un événement national vendredi 10 et samedi 11 avril. Organisé avec les Manufactures nationales de Sèvres & Mobilier national et le Pays d’art et d’histoire Lodévois et Larzac, il met à l’honneur un savoir-faire d’excellence, le tissage, entre tradition et création contemporaine.
Au contact direct des licières et des liciers
« On a la chance d’avoir cet atelier d’exception à Lodève, que l’on fait découvrir lors de visites guidées qui font le plein toute l’année, il ouvre aussi ses portes lors des journées du patrimoine. Là, c’est un nouveau temps fort de rencontre entre techniciens d’art et du public qui est proposée pour poser toutes les questions et tout savoir au contact direct des liciers », explique Prune Gasnault, chef de projet patrimoine à la Communauté de communes Lodévois et Larzac. « Nous aurons aussi le vendredi des créneaux d’accueil pour les scolaires, pour découvrir les lieux, les outils et participer à un atelier pratique. »
Au programme, la table ronde La Savonnerie aujourd’hui vendredi de 18 h à 20 h avec des liciers, puis une porte ouverte de l’atelier avec visites guidées et ateliers d’initiation au tissage le samedi de 10 h à 17 h.
« Cet atelier Lodévois a une histoire, il a été créé dans les années 60, avec l’arrivée de familles Harkis pour mettre en avant le savoir-faire des femmes qui savaient tisser, avant d’être rattaché au Mobilier National et au ministère de la culture », poursuit Anne Gautier, licière et directrice de la manufacture de tapis de Lodève. « Les tapis sont réalisés sur des métiers à tisser verticaux, nous sommes 12 personnes à travailler sur Lodève, dont 11 liciers avec 6 élèves en formation ». Des professionnels qui accueilleront le public, pour lui parler de leur métier, de leurs outils ou du cursus de formation pour créer des œuvres exceptionnelles, vouées à rejoindre les plus hauts lieux de la République. Des tapis qui, selon la dimension ou la difficulté peuvent prendre entre trois et quatre ans à plusieurs personnes pour le réaliser.
« Il faut de la patience pour faire les points noués un à un, aimer le travail d’équipe mais paradoxalement, on ne s’ennuie pas parce que c’est toujours des motifs différents. Avant la tombée de métiers, un moment rare et émouvant qui permet de libérer le tapis, ajoute Anne Gautier. La manufacture est un lieu très calme, où l’on exerce un métier de passion. Nous sommes contents de le partager, pour montrer ces savoir-faire qui sont notre patrimoine, le patrimoine des Français. »








