Lors du conseil municipal du 8 avril, les élus d’opposition du groupe de Jérôme Jackel ont demandé à la maire (RN) de Bagnols de renouer le dialogue avec l’association des musulmans. Une décision de justice contraint l’association à quitter les locaux municipaux où est installée la mosquée At-Twaba.
C’est à une longue succession d’élections des membres de commissions et comités où la ville est représentée à laquelle s’est livré le nouveau conseil municipal de Bagnols-sur-Cèze mercredi 8 avril. Élus de la majorité et de l’opposition ont ainsi été nommés pour siéger dans près d’une trentaine d’instances.
Une séance lors de laquelle l’opposition n’a pas manqué d’intervenir. Dans l’optique de réduire les dépenses de la ville, Jérôme Jackel, conseiller municipal Debout ! (parti de François Ruffin) a pris la parole pour expliquer le vote de son groupe (trois élus) contre le recrutement de deux collaborateurs de cabinet, « un collaborateur, c’est suffisant ». « Je ne suis pas de votre avis, vu l’importance des problèmes à résoudre à Bagnols » a répondu Pascale Bordes, nouvelle maire RN de la ville centre du Gard rhodanien.
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Plus tard, Jérôme Jackel a de nouveau affiché son désaccord, cette fois sur la majoration des indemnités de fonction des élus. « Deux majorations aux taux maximums – fixés en fonction de la population de la commune – peuvent être appliquées dans le cas où une commune est chef-lieu du canton et quand la commune est bénéficiaire de la dotation de solidarité urbaine » a précisé Pascale Bordes. « En brut, cette majoration représente 54 132 euros » par an a calculé l’élu d’opposition. Une enveloppe qu’il aurait voulu voir reverser « aux associations ».
En fin de conseil, un de ses colistiers, Christian Gagliardone, a soulevé deux questions sur des sujets sensibles à Bagnols. En premier lieu, celle relative à la fermeture prochaine de la mosquée At-Twaba, après la décision de la chambre civile de la cour d’appel de Nîmes du 15 janvier dernier. Un point final à ce long dossier ouvert suite à l’affaire de l’expulsion de l’imam controversé Mahjoub Mahjoubi, en février 2024, après ses prêches radicaux.
« Si les musulmans trouvent un lieu pour la mosquée, ils auront mon entier soutien »
« La municipalité va-t-elle reprendre le dialogue avec la communauté musulmane ? » a interrogé l’élu. « La cour d’appel a condamné l’association des musulmans du Gard rhodanien a quitté les lieux dans un délai de douze mois. Je me dois en tant que maire d’assurer l’exécution de cette décision de justice » a rappelé Pascale Bordes tout en tendant la main à l’association. « Il faut qu’ils trouvent un autre lieu. S’ils trouvent un terrain et déposent un permis de construire, les musulmans auront mon entier soutien. Je le leur ai dit ».
Un audit annoncé pour faire l’état des lieux de l’habitat indigne
Sur la problématique de l’habitat indigne, évoquée par Christian Gagliardone, la maire RN a souligné que « c’est une question qui me tient à cœur. Je veux reprendre le dialogue avec Habitat du Gard, mais je ne suis pas à ses ordres » tout en annonçant qu’elle allait « diligenter un audit sur l’état des lieux ».
Maxime Couston, – ex-adjoint de l’ancien maire Jean-Yves Chapelet absent de ce conseil –, est lui revenu sur les raisons du vote de son groupe (4 élus) contre l’approbation d’un PV de séance. Celle de l’installation du conseil municipal du 27 mars, « où vous avez clôturé le conseil avant de me tendre le micro alors que tout le monde s’était levé. Mes propos ont été inaudibles et pas enregistrés » a-t-il reproché. « Je continuerai à vous donner la parole » a assuré la maire.






