Le Musée international des arts modestes de Sète présente jusqu’au 9 mars 2027 "Les Moyens du bord", une exposition monographique d’Adrien Fregosi, artiste qui a fini sa vie à Sète, où il y a produit une œuvre riche et poétique.
Il aimait Sète, ses artistes, ses lumières, sa qualité de vie. Il y a vécu ses dix dernières années et a produit de nombreuses œuvres dans son atelier de la rue Denfert-Rochereau. Quoi de plus normal qu’un hommage soit rendu à Adrien Fregosi (1980-2024), trop tôt emporté par un cancer ?
C’est le Musée international des arts modestes qui consacre son exposition de l’année à ce dessinateur plasticien à la fois prolifique et généreux, sensible et singulier, arrivé à l’art par le punk et entré dans le monde du fanzine et du graffiti avec le skate. Pour sa 52e exposition, sa quatrième seulement en monographique, le Miam met là en avant un artiste en parfaite adéquation avec son ADN. « C’est un vrai coup de cœur« , souligne Hervé Di Rosa.
Dans « Les moyens du bord », qui renvoie autant au nom du fanzine qu’il a créé qu’à la maladie qu’il a affrontée, le visiteur entre pleinement dans la vie et l’œuvre de Fregosi. Les commissaires Marine Lang et Margaux Bonopera ont puisé dans la poésie de cet Isérois d’origine « les sujets et les interrogations nécessaires à l’écriture du parcours de l’exposition et de le structurer autour d’émotions et de sentiments variés qui hantent sa littérature ».
« Parcours cohérent pour comprendre les émotions »
Huit chapitres permettent de mieux appréhender la vie et la démarche de Fregosi. « Un parcours cohérent pour comprendre les émotions », « une vie et une pratique qui se révèlent au travers des différents œuvres », explique Marine Lang, qui a partagé douze ans de sa vie avec l’artiste.
Complexe et variée, prolifique et poétique mais aussi percutée par la maladie, l’œuvre d’Adrien Fregosi est inspirée de la pratique du dessin et du graffiti, nourrie par les cultures alternatives, ouverte aux références à la bande dessinée, parsemée d’expérimentations plastiques originales, orchestrée par les émotions rythmant sa vie… C’est ce riche travail d’un artiste tombé amoureux de Sète que le Miam propose de découvrir jusqu’en mars 2027.







