une ferme pédagogique jugée en appel pour des animaux retrouvés morts et affamés

admin
Par
admin
3 min de lecture

Ils vivaient dans des conditions indignes. En juillet 2025, le président de l’association et de la ferme pédagogique, Passion Animal, située au Coudray-Montceaux (Essonne), a été condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis, à une interdiction de détenir des animaux pendant cinq ans, ainsi qu’à des sanctions financières par le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes pour des faits de mauvais traitements et de sévices graves envers des animaux.
Le mardi 14 avril 2026, cette affaire sera à nouveau examinée devant la Cour d’Appel de Paris. Pour comprendre, il faut remonter à février 2025, date à laquelle de nombreux signalements ont été adressés aux autorités pour des faits de maltraitance animale.

Des animaux « utilisés comme de simples objets de divertissement »

Les 19 et 20 février 2025, les forces de l’ordre reçoivent de nombreux signalements concernant des « faits accablants de maltraitance » au sein de la ferme pédagogique Passion Animal. Des animaux, notamment des chevaux, des poules, des chèvres et un mouton, seraient privées de nourriture, d’eau, de soins et d’abris adaptés.

« Les témoignages recueillis décrivent une situation insoutenable. Des animaux affaiblis, frappés, utilisés comme de simples objets de divertissement, et même contraints de participer à des courses et à des activités physiques intensives. Ce qui s’avère être en totale contradiction avec leur état de santé et leurs besoins fondamentaux », précise l’association Stéphane Lamart, partie civile dans cette affaire.

Une enquête est alors ouverte dans la foulée. Le 8 avril 2025, le parquet d’Évry-Courcouronnes ordonne une opération d’envergure afin de saisir les animaux et de les mettre à l’abri, à laquelle participent notamment la gendarmerie nationale et des agents de la direction départementale de la protection des populations (DDPP).

Des cadavres d’animaux découverts

Sur place, ils découvrent près d’une trentaine de cadavres d’animaux. Les autres animaux sont retrouvés dans « un état critique, marqués par la faim, la maladie et l’abandon ».

« Les constats vétérinaires sont sans appel. Ils révèlent des manquements graves et répétés : absence de soins, alimentation inadaptée et de mauvaise qualité, environnement insalubre, installations dangereuses. Les chevaux, notamment, vivaient dans des espaces boueux, exigus et inappropriés, exposés à des risques sanitaires majeurs. Tous présentaient une infestation parasitaire avancée, avec des risques élevés de pathologies infectieuses, cutanées et locomotrices », indique l’association de défense des droits des animaux, basée à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne).

Le 14 avril prochain, l’association Stéphane Lamart, représentée par Maître Gérard, sera présente à l’audience. Affaire à suivre…

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr