« Je vais prendre un bidon de 30 litres et je vais brûler la caserne. » Charles* était alcoolisé sur un parking de supermarché à La Châtaigneraie le 4 décembre 2025. Les gendarmes étaient venus plus tôt dans la journée pour lui demander de quitter les lieux car ils dérangeaient les passants. Vers 19 heures, les forces de l’ordre constatent que Charles est revenu sur le parking. C’est alors que l’homme de 40 ans, sans domicile fixe, a commencé à insulter les gendarmes et à les menacer de mort.
« C’est des gendarmes que je respecte beaucoup, je me suis excusé plusieurs fois auprès d’eux. Ce que j’ai dit ne reflète pas du tout qui je suis », explique Charles à la barre du tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon devant lequel il comparaissait jeudi 9 avril 2026.
Les trois gendarmes, absents à l’audience, se sont constitués partie civile et réclamaient 500 euros chacun pour leur préjudice moral. Ils ont indiqué vouloir que le prévenu « soit aidé ».
Un alcoolisme persistant
Charles souffre de gros problèmes d’alcool depuis l’enfance : « Le matin à la maison, au lieu de sortir le café ça sortait le pastis. » Aujourd’hui, il est suivi par des professionnels de santé et « l’alcool est toujours présent, mais ça va beaucoup mieux », indique le prévenu qui est passé d’une bouteille de vodka par jour à une bière quotidienne.
Le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis. Charles a finalement été condamné à 105 heures de travaux d’intérêt général, ce qui équivaut à trois semaines de travail, à effectuer dans un délai de 18 mois au risque de passer par la case prison pendant trois mois. Il devra également indemniser les trois victimes à hauteur de 300 euros chacune pour leur préjudice moral.
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