L’arbitrage du rugby amateur se durcit face aux violences sur le terrain. Une tolérance zéro s’impose pour protéger les joueurs et préserver l’esprit du jeu.
Y a-t-il eu des changements au niveau de la manière d’arbitrer en cas de mauvais gestes ?
Auparavant, un échange de coups de poing se gérait avec un carton jaune. Désormais, c’est immédiatement des cartons rouges. De tels comportements ne sont plus acceptables. On n’accepte plus les coups de poing. Dès lors que le joueur agressé se rend, il est aussi sanctionné. Les consignes sont d’aller contre toute violence.
Le corps arbitral a-t-il été particulièrement sensibilisé à sanctionner tout comportement violent ?
Il y a toujours eu une sensibilisation contre les violences, notamment auprès des jeunes arbitres à qui il est demandé d’être intransigeants à ce niveau. Nous sommes particulièrement vigilants et sanctionnons sévèrement un joueur s’il met en danger volontairement un autre joueur.
Les règles n’ont elles pas, aussi, évolué afin de protéger les joueurs ?
On protège le joueur par une ligne de plaquage basse, car un placage peut être très dangereux pour le joueur plaqué, c’est source de blessures. Si, chez les pros, la ligne est au niveau des épaules, en série, ce niveau de placage est au niveau du ballon et le joueur doit impérativement rester sur ses pieds.
Ce qui vous oblige à une grande vigilance…
Lorsque nous établissons un rapport, nous sommes effectivement très vigilants, car pour se défendre, les joueurs utilisent souvent la vidéo. Et une action mal décrite peut amener à une sanction réduite…
N’y a-t-il pas moins de mauvais gestes dans le rugby professionnel ?
Le rugby professionnel est plus « propre » car il y a les outils vidéo et une grande vigilance des arbitres et des assistants.







