Les cheminots biterrois poursuivent leur combat pour l’implantation d’un Centre de maintenance régional du matériel ferroviaire sur le site du Capiscol. Dans le cadre des discussions menées avec la Région et la SNCF, ils annoncent avoir obtenu la réalisation d’une étude.
« Ce n’est qu’une étude de faisabilité. Mais c’est énorme car ils ne voulaient pas en entendre parler ! », se réjouit Julien Rader, secrétaire de l’Union locale CGT Béziers qui milite, aux côtés des cheminots, pour l’implantation d’un Centre de maintenance régional (CMR) du matériel ferroviaire sur le site du Capiscol à Béziers. Un combat mené depuis des années. Avec pour enjeux, « 80 emplois directs et au moins trois fois plus d’indirects », souligne encore le syndicaliste.
Il y a quelques semaines, déjà, le conseiller régional Jean-Marc Biau et l’ancien ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, déclaraient le soutien de deux vice-présidents de la Région (Jean-Luc Gibelin et Jalil Benabdillah).
« Ce n’est qu’une première étape »
Depuis l’annonce de la fermeture du dépôt de Béziers, il y a 33 ans, les effectifs sont passés de 400 à 40 personnes. Mais l’espoir est revenu il y a quelques mois, quand Narbonne a refusé l’implantation de ce troisième CMR (les deux autres sont à Toulouse et Nîmes). Un dossier présentant les potentialités de Béziers a été remis au PDG Jean Castex, des cadres de la SNCF sont venus en janvier, et une commission s’est tenue sur le sujet.
Les discussions semblent à présent aller dans la bonne direction pour les cheminots biterrois qui restent toutefois prudents. « Ce n’est qu’une première étape, et c’est dans ce contexte positif que le syndicat CGT des cheminots continuera d’œuvrer et de démontrer la pertinence géographique, économique et technique du site de Béziers afin de remporter la seconde et dernière étape : la construction d’un CMR », écrit la CGT dans un communiqué.
Sollicitée, la SNCF n’a pas confirmé, pour l’heure, son engagement à financer cette étude de faisabilité.
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