L’accès à la prison de Béziers sera bloqué, ce jeudi 16 avril au matin, par les surveillants du centre de détention du Gasquinoy. Les agents pénitentiaires dénoncent une surpopulation qui crée une insécurité au sein de l’établissement. À l’appel des syndicats FO et Ufap pénitentiaire, le blocage débutera dès 6 heures.
Ce jeudi 16 avril, à l’appel des syndicats FO et Ufap du centre pénitentiaire de Béziers, sera organisé dès 6 heures, une manifestation devant l’entrée de la prison avant la relève du personnel de nuit. Les surveillants entendent protester contre les conditions de travail qui sont, selon eux, non adaptées à la situation, sous tension, de l’établissement. Ils rappellent qu’il manque 24 postes de surveillants qui sont toujours non pourvus et que 5 postes d’officiers sont toujours vacants.
Des conditions de travail dignes et sécurisé
Ils entendent aussi de leur administration, la création d’établissements spécialisés pour la prise en charge de détenus souffrant de troubles psychiatriques, le renforcement urgent de leurs effectifs et enfin le déploiement d’équipes mobiles en détention afin de rompre l’isolement des détenus et de garantir leur sécurité. « Au centre pénitentiaire de Béziers, la surpopulation ne cesse de s’aggraver, atteignant aujourd’hui un taux supérieur à 200 % avec plus de 180 matelas au sol, explique David Parmentier de l’union locale de l’Ufap. Cette situation crée un climat de tension permanent, incompatible avec des conditions de détention et de travail dignes et sécurisées. » De son côté Jordan Kauffmann, le secrétaire local FO insiste : « Aujourd’hui, la situation a atteint un niveau critique. Les effectifs sont insuffisants, les postes ne sont plus couverts, et les agents doivent faire face à une charge de travail toujours plus lourde dans un climat de tension permanent. Les personnels sont à bout de souffle. Chaque jour, ils assurent leurs missions dans des conditions indignes, dangereuses, et sans les moyens nécessaires pour garantir leur sécurité. »










