Après avoir organisé des soirées électro à Cornillon et Saint-Paul-les-Fonts, le collectif Lùvia, créé par sept jeunes du Gard rhodanien, investira la place Mallet à Bagnols-sur-Cèze le 18 avril prochain, en partenariat avec les Estivales du Gub. Une association qui ambitionne de développer ces rendez-vous festifs plusieurs fois par an.
Leur nom commence à être connu parmi les clubbeurs du Gard rhodanien. Et pour cause. Ces derniers mois, le collectif Lùvia a fait danser plusieurs centaines de personnes lors de ses soirées organisées à la Guinguette de Cornillon ou encore à la chapelle Saint-André à Saint-Paul-les-Fonts. Ce samedi 18 avril, en partenariat avec les Estivales du Gub, ils mettront aussi l’ambiance du côté de la place Mallet, à Bagnols-sur-Cèze, où quatre DJs se succéderont jusqu’à 1 heure du matin. Derrière ce tout jeune collectif se cachent sept copains « de longue date », tous âgés de 26 à 28 ans et résidant à Orsan, Laudun-l’Ardoise, Gaujac ou encore Bagnols-sur-Cèze.
« Il fallait réveiller le secteur »
Doran, Zéa, Samuel, Tristan, Amandine, Hugo et Manu travaillent depuis un an et demi main dans la main pour organiser ces événements festifs. « On se retrouvait tous les mardis soir au début », confie le premier. C’est de lui, notamment, qu’est née la folle envie de « créer un festival » dans le Gard rhodanien. « On s’est ensuite retrouvés à six copains pour en discuter. Nous, on aime bien la house, l’afro-house et faire la fête et il n’y avait rien dans le coin », indique le jeune homme. « On va en soirée à Avignon, à Nîmes, à Montpellier et on croise souvent des gens du Gard rhodanien là-bas. On s’est dit qu’il fallait créer ce genre de soirées ici, qu’il fallait réveiller le secteur car il y avait de la demande », renchérit Amandine.
Après avoir « galéré » à trouver le nom de Lùvia – « qui est un peu méditerranéen, qui évoque la lumière » – et après être tombés d’accord sur le concept, la petite bande commence par démarcher des lieux qui accepteraient d’accueillir ces soirées où priment « la convivialité, le partage ou encore le lâcher-prise ». « Mais ce n’était pas facile malgré le gros dossier qu’on présentait, assure Doran. Les gens avaient des freins en voyant des jeunes débarquer pour organiser des soirées ». Finalement, la Guinguette de Cornillon leur fait confiance en septembre dernier. Une première réussie au cours de laquelle « on s’est débrouillés avec le matos que nous a prêté le festival El Sueno. La guinguette nous a aussi beaucoup aidés ». Pour la seconde date, en janvier, le collectif loue du matériel et passe par des prestataires pour la vidéo, la sécurité, la lumière…
Le 27 juin à la 16 guinguette à Chusclan
« On apprend plein de trucs, assure Zéa, il y a beaucoup d’interfaces à gérer mais cela nous apprend un côté entrepreneur ». « On est fiers et trop contents de voir l’engouement que ça prend« , lance de son côté Hugo. Les sept amis assurent se partager les rôles, certains prenant davantage en charge la trésorerie, d’autres la communication et d’autres encore la musique. Car dans la petite troupe, trois des membres sont DJs et se produisent dans différents lieux de la région. Pour eux, Lùvia peut ainsi devenir « un tremplin, en nous offrant des opportunités. Et en tant que DJs, on est aussi la vitrine du collectif », indique Doran, ou Dodz de son nom d’artiste.
Outre la date du 18 avril, c’est surtout celle du 27 juin, à la 16 Guinguette à Chusclan, que prépare actuellement le collectif. « On a voulu se faire plaisir en mettant le paquet sur les DJs », précise Doran en évoquant des artistes venus de Lyon, de Corse et de Montpellier. « On aimerait faire trois à quatre dates dans l’année mais pas forcément l’été pour ne pas faire concurrence aux fêtes dans le coin », ajoute Amandine. Avec une jauge autour de 350 personnes pour garder cet aspect convivial « à échelle humaine ». Ce qui n’empêche pas la jeune association de souhaiter « se professionnaliser » même si ses adhérents travaillent aujourd’hui dans d’autres domaines d’activité. « On va tester de nouveaux concepts en 2027, promet d’ailleurs Hugo. Le but est de continuer à se développer localement et à faire découvrir la musique ».









