
L’UNC tenait son assemblée générale ce samedi 14 mars, au sein de la Maison du combattant, située dans le centre-ville. Rencontre avec le président Pierre Jullien.
L’assemblée générale débute, dans la matinée de ce samedi 14 mars, par une minute de silence en hommage à l’adjudant-chef Arnaud Frion, ce chasseur alpin de Varces (Isère) tué dans le Kurdistan irakien deux jours plus tôt. Au sein de la Maison du combattant d’Alès, dans le Gard, une vingtaine d’adhérents de la section locale de l’Union nationale des combattants (UNC) sont réunis autour de leur président Pierre Jullien.
Ce dernier, ancien adjudant-chef de la Légion étrangère, vient de finir, à 81 ans, sa première année de présidence, sur un mandat de trois ans, après avoir pris le relais de Roger Bogdanski, devenu président de l’Union locale des anciens combattants (Ulac). « Ne connaissant pas le milieu combattant associatif, j’ai beaucoup observé pour m’habituer aux us et coutumes », confie Pierre Jullien, avant d’animer la rencontre. « Là, je vais leur dire que je vais être plus directif. » Bref, le sous-officier supérieur se projette, donc, dans davantage d’action durant l’année à venir.
Des sympathisants « qui ont une âme patriotique »
Mais tout en perpétuant les missions de l’UNC qui, à Alès, compte 70 adhérents, c’est-à-dire des combattants de toute arme, certes, mais aussi des sympathisants « qui ont une âme patriotique ». Ainsi, l’association continuera ses démarches d’accompagnement, de transmission de la mémoire, évidemment de participer aux cérémonies, soit une quinzaine durant l’année à Alès. « Et dans la mesure où on le peut, on se rend aussi dans les communes alentour », dit-il. Sans oublier la pérennisation de liens avec d’autres structures, telles que l’Ulac, les Médaillés militaires ou le Souvenir français.
Mais, en parallèle, le président porte une ambition : « Notre grand rêve, ce serait d’accueillir des jeunes qui n’ont pas fait le service militaire, par le biais des Cadets de la défense par exemple, pour nous remplacer. Car nous ne sommes pas éternels. » Cela, toujours dans une logique de partage du souvenir. « Et, aussi, pour inculquer aux jeunes cette notion de patriotisme », ajoute Pierre Jullien. « Puis qu’ils la transmettent… »






