La Salle des Abbés accueillera, ce vendredi 17 avril à 18 h 30, Catherine Jeannin-Naltet, ancienne grande maîtresse de la Grande loge Féminine de France, pour la conférence ouverte à tous "Femmes et franc-maçonnerie au XXIe siècle".
Avec 14 000 adhérentes et plus de 450 loges en France et à l’étranger, dont trois à Béziers, la Grande loge féminine de France (GLFF) est l’obédience maçonnique féminine la plus importante du pays. Catherine Jeannin-Naltet, grande maîtresse de la GLFF de 2012 à 2014, sera à Béziers pour donner la conférence, « Femmes et franc-maçonnerie au XXIe siècle », ce vendredi 17 avril à 18 h 30 à la Salle des Abbés.
Quel sera l’objectif de la conférence et à qui s’adresse-t-elle ?
À toutes les personnes désireuses d’en apprendre davantage sur notre loge. Je vais expliquer qui nous sommes, où nous allons. L’objectif est de répondre à toutes les questions.
D’où vient la nécessité d’une loge réservée aux femmes ?
Faire le choix d’intégrer une loge mixte ou non est, avant tout, un choix individuel. Il n’y a pas de mieux ou de moins bien. Se retrouver entre femmes permet d’être en sécurité et, surtout, en confiance. Ce dernier point est majeur : trop de femmes doutent de leurs compétences. Rappelons que cela n’a pas toujours été possible et que c’est le résultat de longues luttes. Enfin, nous avons régulièrement des échanges avec la loge du Grand Orient et la loge du Droit Humain, deux loges mixtes, qui nous permettent d’échanger nos points de vue.
Pourquoi s’engager, aujourd’hui, dans la franc-maçonnerie ?
Avant toute chose, il faut en avoir envie. Si l’objectif d’une personne est seulement de participer à un cercle de réflexion sur la politique et la société, ce n’est pas nécessairement le meilleur endroit. Il faut aussi avoir envie de travailler avec les outils symboliques qui sont les nôtres, avoir envie de travailler sur soi-même et vouloir notre dimension spirituelle – au sens large, nous n’avons pas de dogme. C’est un espace pour parachever son existence, se connaître soi-même et, ainsi, devenir une citoyenne impliquée.
Comment vous impliquez-vous dans la société ?
Après plusieurs années de formation, les « sœurs » deviennent « maîtresses », celles qui le souhaitent siègent alors dans des commissions conventuelles qui sont nationales. Elles travaillent à l’année sur des sujets variés qui traversent la société et que nous transmettons ensuite à des institutions comme le Sénat. Cela apporte un point de vue maçonnique, c’est-à-dire mesuré, nous cherchons toujours le juste milieu. Et nous ne roulons pour personne.










