"Il s’agit d’un véritable patrimoine de notre région" : une conférence sur les caves coopératives organisée à Béziers ce jeudi

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Ce jeudi 16 avril à 18 h, au Réfectoire des Abbés, la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers organise une conférence animée par l’historien Lionel Rodriguez avec pour sujet : l’histoire et l’architecture des caves coopératives du Languedoc-Roussillon.

Sans doute peu de personnes le savent, mais la plus ancienne cave coopérative de France est celle de… Maraussan. « Il y en a des plus anciennes qui ont été construites en Alsace. Mais celle de Maraussan a été érigée en 1905, date à laquelle l’Alsace n’était pas française », détaille Lionel Rodriguez. Ce jeudi 16 avril, à 18 h au Réfectoire des Abbés de Béziers, l’historien, lui-même petit-fils d’ouvrier viticole, vient présenter une conférence sur l’histoire et l’architecture des caves coopératives du Languedoc-Roussillon.

« C’est un sujet emblématique de notre région au vu de l’importance de la filière viticole, explique celui qui est chargé de la documentation, des éditions et des partenariats scientifiques du musée Narbonne Via. Le Languedoc-Roussillon a été l’un des berceaux du phénomène. C’est un sujet historiquement important qui a concerné des milliers de viticulteurs. »

L’affiche de la conférence organisée par la Société archéologique, scientifique et littéraire, ce jeudi à 18 h. DR

Selon une enquête datant de 2010, le Languedoc-Roussillon compte 582 caves coopératives. « Il s’agit d’un véritable patrimoine de notre région, abonde Lionel Rodriguez. Les caves coopératives ont eu une importance historique et architecturale avec des innovations importantes. »

Des caves coopératives à conserver et réhabiliter

L’historien met aussi en avant le rôle qu’ont tenu ces caves, pensées dans un esprit de mutualisme. « On met en commun l’outil de production, mais la propriété reste privée, décrit-il encore. La coopération a été très importante dans notre région parce qu’elle a permis de fixer au pays toute une population rurale qui, sans ça, aurait quitté la région pour aller à la ville trouver du travail. De nombreux ouvriers viticoles étaient salariés dans d’autres activités et, sur le temps libre, travaillaient leur lopin de terre. Ce qui leur a permis de subvenir aux besoins de toutes ces familles de vignerons. »

Aussi important soit-il, ce patrimoine régional est tout de même en danger, selon l’historien. « De plus en plus de caves sont en ruines et d’autres sont détruites car elles sont devenues obsolètes dans un mode viticole en crise, relate Lionel Rodriguez. Lors de cette conférence, je vais aussi aborder la question de leur réhabilitation. Malgré un début de phénomène d’érosion générale, il existe de vraies solutions pour redonner vie à ces lieux importants de notre territoire. »

Entrée libre et gratuite.

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