Après l’examen par le Sénat du projet de loi de réforme de la justice criminelle, porté par Gérald Darmanin, ce mardi 14 avril, le conseil de l’ordre de Nîmes s’est réuni dans la soirée. À l’unanimité, ils ont voté pour la reconduction de la grève jusqu’au mardi 17 avril inclut.
La colère ne retombe pas chez les avocats du barreau de Nîmes. Ce mercredi 15 avril, ils ont annoncé, par la voix du vice-bâtonnier Léonard Romain, la reconduction de la grève jusqu’au mardi 17 avril inclus. Une décision qui survient après l’examen du projet de loi de réforme de la justice criminelle par le Sénat, dit loi « Sure » (Sanction utile, rapide et effective), qui a été soutenu en majorité par l’hémicycle.
Certains dossiers seront reportés
« Certaines choses ont été modifiées, notamment le délai accordé aux victimes (en cas de validation du « plaider coupable criminel, NDLR), qui passerait de 10 à 20 jours, mais ça reste insuffisant », précise le vice-bâtonnier. Il considère que les modifications apportées à ce projet de loi sont « peu caractéristiques ». Raison pour laquelle, après la réunion du conseil de l’ordre de Nîmes, ce mardi soir, à l’issue de la journée « Justice morte« , les avocats nîmois ont décidé, à l’unanimité, de poursuivre la lutte, avant l’examen de cette proposition de loi devant l’Assemblée générale.
Un mouvement de contestation qui suivra les mêmes modalités que celles annoncées le 3 avril, date du début de l’action, à savoir : la non-désignation d’avocats par le bâtonnier dans le cadre des comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), des CRPC défèrement, des comparutions immédiates, des présentations mineurs et des centres d’accès au droit (CDAD). Une assemblée générale extraordinaire devrait se tenir dans les prochains jours pour acter de la suite du mouvement à l’échelle nationale, comme locale.










