Il poursuit les femmes dans la rue et tente de les embrasser : le quadragénaire qui refuse de s’expliquer est condamné à 3 ans de prison

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Le 9 mars, à Nîmes, une jeune femme a été agressée sexuellement dans la rue à Nîmes par un quadragénaire qui lui a mis la main aux fesses et a tenté de l’embrasser de force

Il aurait rejoint Nîmes, il y a peu de temps. Pape, 43 ans, n’a pas de domicile fixe. Et le tribunal n’en saura guère plus. Mis en cause pour des faits d’agression sexuelle, le 9 mars à Nîmes, ce quadragénaire, sans antécédents judiciaires, n’a pas souhaité s’exprimer devant le tribunal correctionnel et est resté mutique, ce 15 avril. Le prévenu, défendu par une avocate, n’a pas, non plus, demandé un renvoi de son dossier à une date ultérieure pour mieux préparer sa défense.

Hélène (le prénom a été modifié) était bien présente à l’audience. Bouleversée, elle a décrit l’agression dont elle a été victime. Les images de la vidéo surveillance de la ville ont permis de suivre le parcours du suspect qui, dès 9 heures, est aperçu dans la rue suivant une première puis deux autres femmes.

Hélène avait pris le train à Montpellier pour rejoindre son lieu de travail à Nîmes, dans un lycée. « Le train avait pris du retard et il pleuvait. Je longeais le boulevard Sergent-Triaire. Et j’ai senti une main sur mes fesses », déclare la jeune femme, très émue. La victime a cru, dans un premier temps, que son agresseur tentait de lui voler son téléphone portable. Après avoir pris sa respiration, Hélène reprend son récit du début, lorsqu’elle marche dans la rue, jusqu’à l’agression. « Il me regardait avec un air figé… Il a continué à me suivre, m’a poussée et a essayé de m’embrasser. » Une femme, qui n’est pas très loin et a vu l’agression et alerte alors la police. L’agresseur prend la fuite et est interpellé. La vidéo surveillance de la ville a été exploitée. On voit un peu plus tôt, dans la matinée, le suspect qui n’hésite pas à changer de direction pour suivre plusieurs femmes.

Un prévenu mutique

Depuis cette agression, Hélène fait en sorte de ne jamais marcher ou de rentrer seule chez elle et change de chemin. La victime a reconnu son agresseur lors d’un tapissage au commissariat de police. Pape, originaire de Dakar au Sénégal, ne souffrirait pas de troubles mentaux et serait sans domicile fixe. Son comportement au commissariat interpelle. Le suspect mutique se déshabille, se touche le sexe, décrit la procureure qui met en avant « une dangerosité inquiétante ». La magistrate du parquet de Nîmes a requis 3 ans de prison ferme, une interdiction du territoire nationale ainsi que l’inscription du prévenu au fichier des délinquants sexuels. « C’est un dossier particulier », décrit l’avocate du suspect. Celui-ci n’aurait pas consommé de drogue ou juste un bonbon. » Son état psychologique est au cœur des débats. Lorsqu’il est interrogé, il ne souvient pas de cette journée. Il a un regard hagard. Et on ne sait pas quelle était son intention. » Une rapide expertise n’a pas permis de révéler de troubles mentaux. Le suspect n’a pas non plus précisé où il habitait.

Le prévenu a été condamné à une lourde peine : 3 ans de prison. Cette peine est assortie d’une interdiction définitive du territoire en France, d’une inscription au fichier des délinquants sexuels. Il devra aussi verser 3 000 € à la victime. Escorté par les agents pénitentiaires, Pape a quitté la salle du tribunal, sans un mot.

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