Sans Pardin, forfait de dernière minute, Nîmes menait sa demi-finale de trois buts au bout de vingt. C’était avant que l’invincible machine nantaise se mette en route…
On ne sait pas ce que cela aurait donné avec Pardin devant la cage nîmoise. Avec lui, c’était déjà mission impossible. Sans lui, forfait de dernière minute pour des maux de tête consécutifs à un ballon dans le visage contre le PSG puis un à l’entraînement cette semaine (commotion), l’Usam n’a compilé que 4 arrêts en une heure. Et a dû logiquement baisser pavillon face à Nantes (30-35).
Dépassés, après s’être pourtant surpassés… Car les Nîmois ont dominé le premier tiers de la rencontre. Portés par un Parnasse infernal et un trio de feu Derisbourg-Gibelin-Kamtchop-Baril en attaque, ils menaient 14-11 à la 21e minute. Il y avait de quoi y croire, même si on sait que ces Nantais sont capables de tout, et surtout de renverser une rencontre.
La feuille de match
USAM Nîmes 30 – HBC Nantes 35
Le Parnasse. Mi-temps : 15-17.
Arbitres : Titouan Picard et Pierre Vauchez.
Spectateurs : 3 094.
USAM : Hodzic (1re-17e et 31e-57e, 3 arrêts sur 29 tirs dont 0/5 pen), Grosjean (18e-30e et 58e-60e, 1 arrêt sur 10 tirs dont 1/2 pen). Peyre (4 buts sur 6 tirs), Derisbourg (6/6 dont 3/3 pen.), Gibelin (4/8), Zuzo (4/4), Vincent (3/4 dont 0/1 pen.), Kamtchop-Baril (5/6), Gibernon (0/1), Tuxagues, Acquevillo (cap, 1/3), Faustin (2/3), Nol, Kaczor, Onodi-Janoskuti (1/2), Anquetil.
Deux minutes à : Kamtchop-Baril (25e), Anquetil (29e), Acquevillo (33e).
NANTES : Biosca (1re-16e, 2 arrêts sur 14 tirs dont 1/2 pen), Pesic (17e-60e, 5 arrêts sur 23 tirs dont 0/2 pen). Lagarde, Briet (4 buts sur 5 tirs), Minne (4/7), Yoshida, Rivera (cap, 12/13 dont 6/7 pen.), Nyateu, Avelange-Demouge (1/1), Ovnicek (2/2), Tournat (2/3), Bos (3/4), Gaber, Abdi (2/2), Odriozola (4/4), Peyrabout (1/1).
Deux minutes à : Yoshida (33e), Briet (52e).
Évolution du score : 0-1 (1re), 2-1 (4e), 5-3 (7e), 7-4 (10e), 14-11 (21e), 14-16 (28e), 16-17 (31e), 16-19 (33e), 18-24 (39e), 20-26 (43e), 24-26 (47e), 25-30 (53e), 25-33 (56e), 29-33 (59e).
Ils étaient invaincus en 2026 (15 victoires en 15 matches) et ils le sont toujours (16/16 donc), car ils ont passé la surmultipliée et parce que les Verts n’ont pas pu tenir sur la durée la magnifique intensité du début.
Les Gardois et leur entraîneur ont tout tenté
David Degouy a pourtant tout tenté, toutes les défenses (0-6, 1-5, 2-4, tout terrain), Gibelin à droite pour débuter, le jeune gardien de la réserve Grosjean (20 ans depuis le 5 avril) au relais d’Hodzic ; mais quand la machine ligérienne se met en route…
Elle a passé un 5-0 à la Green team avant la mi-temps (de 14-11 à 14-16), et elle s’est envolée au cœur de la seconde grâce à ses ailes du désir espagnoles (20-26, 43e). Mention à Rivera, 41 ans, à 12/13 au tir.
12 sur 13 pour le vétéran espagnol Rivera, qui était déjà lors du dernier succès nîmois contre Nantes… en 2021
Le vétéran ibérique était déjà là lors du dernier succès nîmois contre Nantes, qui commence à dater : c’était il y a cinq ans presque jour pour jour, le 13 avril 2021 au Parnasse, 33-32 avec un ultime but de Guigou.
Depuis, l’Usam en est à un nul et dix défaites contre Nantes. Et à sept revers consécutifs en 2026. Il faut se faire une raison, même si ça fait du bien de rêver et d’y croire. Comme quand elle est revenue à – 2 à la 47e (24-26). Sauf que 10 minutes plus tard, on en était à 25-33.
« On est mort les armes à la main »
Le 4/4 final de Zuzo a permis d’adoucir la note. « On est mort les armes à la main », résumait le coach. Mais quand même, on aurait aimé voir la 9e demi-finale de l’histoire usamiste avec Pardin.










